La RDC poursuit l’implantation et le développement de la chaîne de valeur des substances minérales avec un accent particulier sur la transformation locale des produits miniers marchands afin de mieux répondre aux problématiques de l’économie verte. Telle est l’affirmation du chef du gouvernement congolais Jean-Michel Sama, lors de la 30e édition du sommet minier d’Indaba qui se tient à Cape Town en Afrique du Sud sous le thème: « Tirer parti audacieusement des perturbations positives qui s’annoncent pour un avenir plus radieux de l’industrie minière africaine ».
Dans son harangue, Sama Lukonde a fait remarquer le caractère « indéniable » que le modèle d’extraction-exportation évolue vers un modèle qui permette aux pays producteurs des minéraux de tirer des avantages comparatifs. Cette dynamique, selon lui, est susceptible de booster l’économie verte et circulaire sur le continent Africain.
Dès lors, rapporte une dépêche de la primature, il a proposé aux potentiels investisseurs que la RDC soit « partie prenante pour une stratégie de valorisation des substances minérales, y compris les rejets des différentes étapes de leur chaîne de traitement et ou de transformation par le recyclage » . Cela permettra d’alléger la demande croissante en minéraux critiques qui sont des ressources non renouvelables.
« La RDC est ouverte à tout partenariat susceptible, (dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale), de l’accompagner dans la recherche, l’exploitation et la transformation au niveau local des minéraux de la transition énergétique. Nous ne le dirons jamais assez, notre pays s’offre à l’humanité toute entière comme un Pays solution au défi du réchauffement climatique de la planète et la meilleure destination des investissements pour la fabrication des batteries et des véhicules électriques », a-t-il lancé aux opérateurs miniers réunis à Indaba 2024.
Se basant sur les données issues de l’étude de Blomberg NEF sur les opportunités d’investissement en RDC dans le secteur des Mines, Sama Lukonde a noté que l’installation d’une usine de 10.000 tonnes de précurseurs de batteries Manganèse – Nickel – Cobalt coûte 117 millions USD aux USA, 112 millions USD en Chine et 65 millions USD en Pologne, alors qu’elle ne coûterait que 39 millions USD en RDC d’après la même étude.
Pour rendre la RDC plus attractive et incitative, le gouvernement a initié plusieurs réformes dont la lutte contre la fraude et la corruption, notamment à travers la digitalisation des systèmes de paiement.
Grâce à ces réformes, Transparency International a reconnu et salué les efforts de la RDC dans la lutte contre la corruption durant les cinq dernières années dans son rapport sur l’indice de perception de la corruption (IPC) pour l’année 2023 publié mardi 30 janvier 2024.




















































