Le gouvernement américain a battu en brèche toute participation financière à la création d’une unité paramilitaire pour sécuriser les sites miniers en République démocratique du Congo.
Dans une mise au point au lendemain de l’annonce de l’Inspection Générale des Mines, l’ambassade américaine en RDC est formelle : « le gouvernement des États-Unis ne finance actuellement aucune unité de patrouille ou de garde des mines en RDC ».
Alors que dans son communiqué du 27 avril, l’IGM a annoncé un financement américain (USA) et émirati ( Émirats Arabes Unis) de 100 millions de dollars américains pour la création de cette unité de 20 000 hommes formés et équipés, Washington rappelle que les relations bilatérales entre les deux pays s’inscrivent dans le cadre de l’Accord de partenariat stratégique États-Unis–RDC.
« Les gouvernements des États-Unis et de la République démocratique du Congo sont engagés à promouvoir une croissance économique partagée, la stabilité et la prospérité par le biais de l’Accord de partenariat stratégique États-Unis-RDC. Cet effort soutient une base pour un plus grand investissement américain en RDC, reconnaissant que la croissance économique durable constitue le fondement de la stabilité à long terme », précise la représentation diplomatique américaine.
Sous pression américaine, l’Inspection Générale des Mines fait volte-face. Dans une nouvelle communication faite ce lundi, l’institution indique cette fois-ci que « les mécanismes de financement envisagés reposent sur des montages diversifiés, associant différents types d’acteurs, et ne correspondent pas à un financement direct par un État en particulier ».
Elle souligne que le projet de mise en place du GM s’inscrit dans une « dynamique de coopération et de dialogue avec plusieurs partenaires internationaux, notamment dans le cadre des relations avec les États-Unis et les Émirats arabes unis » .
« Les discussions se poursuivent en vue de la structuration d’un dispositif conforme aux priorités nationales, et feront l’objet de communications complémentaires en temps utile », a-t-on lu.
Cette contradiction intervient alors que le plan de mise en œuvre prévoit notamment l’ouverture du recrutement à compter du mois de mai prochain tandis que la formation de la première promotion interviendra de juin à décembre 2026 et le déploiement du premier contingent opérationnel en décembre 2026.
Les missions principales de la GM sont entre autres la sécurisation des sites miniers, le convoyage sécurisé des minerais de la zone d’extraction vers les unités de traitement et les postes frontaliers, ainsi que le remplacement progressif de certains éléments des forces de défense déployées sur ces sites.















































