Alors que le ministre Justice, Constant Mutamba a démissionné, en raison de soupçons de détournement de 19 millions de dollars destinés aux réparations des victimes des atrocités commises par l’Ouganda en RDC, réaffectés à la construction d’une prison à Kisangani, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) dénonce une corruption systémique qui gangrène les institutions de l’État.
Cette organisation souligne que le Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV) et le Fonds spécial de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO), créés pour soutenir les survivants, sont « systématiquement utilisés pour siphonner » l’argent public au profit de quelques individus haut placés.
« Ce cynisme institutionnel est une insulte à la mémoire des victimes et un supplice supplémentaire pour les survivants », argue LUCHA.
Dans ce contexte, LUCHA appelle le Parlement à enquêter sur les fonds alloués au FRIVAO et au FONAREV depuis leur création jusqu’à ce jour, ainsi que sur leur gestion.
Par ailleurs, ce mouvement, qui milite pour la bonne gouvernance et la justice, exige que les conclusions et les recommandations de l’enquête soient rendues publiques dans un bref délai.
« La société civile et les associations de victimes doivent participer pleinement à cette enquête, et nous sommes prêts à jouer notre rôle », déclare LUCHA.
« La situation est d’autant plus préoccupante qu’un récent rapport d’Amnesty International révèle que, 25 ans après la guerre des six jours, les victimes restent largement abandonnées à leur triste sort. Il est inacceptable que les fonds censés leur être destinés soient détournés alors qu’elles continuent de souffrir dans l’indifférence des autorités », ajoute le communiqué.
Dans un récent rapport, Amnesty International a dénoncé l’abandon des victimes, soulignant que les fonds qui leur étaient destinés continuent d’être détournés, tandis que les victimes souffrent dans l’indifférence des autorités.



















































