Lors de la traditionnelle réunion du Conseil des ministres, la 42ème du gouvernement Suminwa tenue vendredi 02 mai, le Président de la République, Félix Tshisekedi a rappelé l’urgence d’un contrôle rigoureux du cadre macro-économique, afin de préparer l’accélération du développement par la mise en œuvre des mesures urgentes, en vue du redressement et de l’assainissement des finances publiques.
Ce rappel à l’ordre du Président Tshisekedi se justifie par l’augmentation significative des dépenses sécuritaires dans un contexte de ressources limitées alors que le pays fait face à une guerre d’agression dans la partie Est.
Dans cette optique, il a instruit le gouvernement de procéder à l’identification des structures créées ces dernières années, notamment au sein des ministères et l’analyse de leur valeur ajoutée au regard des ressources qui leur sont allouées, tant en termes de dépenses directes provenant du trésor public qu’en ressources indirectes mobilisées, alors qu’elles pouvaient plus centraliser le compte général du trésor public.
À l’issue de cette évaluation, rapporte Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, des mesures allant de la suppression pure et simple à la reconfiguration optimisée de certaines structures seront envisagées.
« Nous devons être conscients qu’une offre économique innovante est indispensable pour dégager les ressources nécessaires aux projets structurants susceptibles d’améliorer les conditions de vie de la population. Cette offre économique ne saurait être dissociée d’un redressement réfléchi, efficace et durable de nos finances publiques », a-t-il précisé affirmant que le cabinet du Président de la République est également concerné dans cet effort de rationalisation.
Cette opération fait partie des mesures exceptionnelles visant à rationaliser les dépenses de certaines institutions publiques en cette période de guerre d’agression. Elle est aussi à compter parmi les « mesures urgentes additionnelles » de redressement des finances publiques recommandées en pareille circonstance.
« De manière concrète, les mesures exceptionnelles porteront sur la rationalisation des dépenses relatives à certaines institutions dont la pertinence n’est plus avérée, mais qui continuent de mobiliser des ressources importantes », a expliqué le Président Félix Tshisekedi, cité par le porte-parole du gouvernement.
En perspective, le Président Tshisekedi a chargé la Première ministre, Judith Suminwa, avec l’appui de son cabinet, de lui « proposer dans le plus bref délai une méthodologie claire et de conduire ce travail avec célérité et rigueur ».
La RDC a pris des engagements importants vis-à-vis des institutions de Bretton Woods, en particulier le Fonds monétaire International (FMI), dans le cadre d’un programme d’appui fondé sur la facilité élargie de crédit (FEC) et la facilité pour la résilience et la durabilité.
« Nous devons être conscients qu’une offre économique innovante et responsable pour dégager les ressources nécessaires aux projets structurants, porteurs d’amélioration de la vie de nos populations, ne saurait être dissociée d’un redressement réfléchi », a-t-il martelé.




















































