«Les travaux pour la construction de l’aéroport moderne de Lodja seront lancés incessamment ». C’est en ces termes que le président du conseil d’administration de la Minière de Bakwanga (MIBA), Jean Charles Okoto Lolakombe a annoncé la nouvelle à l’issue d’une réunion d’harmonisation avec les ingénieurs d’une entreprise de construction qui s’est tenue jeudi dernier à Kinshasa, capitale de la RD Congo.
D’après les informations relayées par l’agence de presse congolaise, au moment des travaux de construction de l’aéroport de Lodja, dont le marché a été gagné par l’entreprise ADI CONSTRUCTION, les avions seront orientés vers l’aérodrome de Tshumbe.
Outre la construction d’un aéroport de qualité, le PCA de la Minière de Bakwanga a indiqué que les travaux consisteront également à l’élargissement de l’espace de cette infrastructure aéroportuaire.
Ce projet, dont le financement est déjà disponible, sera exécuté d’ici la semaine prochaine à Lodja et s’inscrit dans le plan d’exécution des résolutions du Forum Sino- Congolais tenu à Mbuji-Mayi au mois d’août dernier. Ce forum a regroupé plus de 60 investisseurs chinois, plus de 50 entrepreneurs congolais, des élus nationaux et sénateurs, les experts de la MIBA, les gouverneurs de l’espace grand Kasai, l’ambassadeur de la Chine en RDC, les chefs traditionnels et la société civile.
Ce Fonds a été octroyé après un plaidoyer du PCA de la MIBA auprès du Président de la République, Félix Tshisekedi qui a instruit le gouvernement à débloquer le financement pour cet aéroport qui est resté depuis 1960 en terre. Une situation préoccupante pendant la période de pluie.
En perspective, Jean Charles Okoto Lolakombe, président du conseil d’administration de la MIBA a invité les notables, les élus nationaux, les sénateurs et la société civile à s’approprier ce projet porteur d’espoir et qui vise à désenclaver la province du Sankuru.
L’interminable attente !
En décembre 2023, les autorités avaient lancé en grande pompe les travaux qui devraient consister à bétonner une piste de 2.200 mètres de longueur et 30 mètres de largeur au lieu de la piste en terre battue actuelle de 1.600 mètres avec une capacité de recevoir comme avion type des Airbus A320 et Boeing 727.
Dans le cadre de ces travaux dont la durée d’exécution était de 24 mois, il devait également être construit une tour de contrôle, un bloc technique et une aérogare. Mais depuis lors, rien n’a été fait.
En attendant l’effectivité des travaux de construction et de modernisation de cet aéroport de seconde catégorie, la piste d’atterrissage est dans un état de délabrement avancé. Pendant cette saison pluvieuse, l’eau stagne sur la surface de l’aire des mouvements des aéronefs avec tous les risques y afférents.



















































