En complicité avec des autochtones, des sujets chinois sont, pour la énième fois, accusés d’exploitation illicite des minerais au sein de la Réserve de faune à Okapi (RFO), patrimoine mondial de l’UNESCO, située dans la province de l’Ituri.
Le directeur général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), Yves Ngay Ngay Milan, rappelle que dès sa création par l’arrêté ministériel N°045/CM/ECN/92, la RFO est répertoriée comme l’une des aires protégées les plus importantes d’Afrique pour sa conservation de nombreuses espèces emblématiques.
A ce titre, dit-il, la loi n°014/003 du 11/02/2014 relative à la conservation stipule à son article 25 que toute activité incompatible avec les objectifs de la conservation est interdite dans les aires protégées.
Dans cette logique, l’article 74 de la même loi prévoit une amande de 100 millions à un milliard de francs congolais contre toute personne qui, dans une aire protégée, exerce une activité de prospection ou d’exploitation forestière, minière, des hydrocarbures ou des carrières.
« Sans préjudice des sanctions disciplinaires prévues par la législation en vigueur, est puni d’une servitude pénale de six à douze mois et d’une amende de dix millions à cinquante millions de francs congolais, l’agent public de l’Etat ayant délivré l’autorisation des activités ci-dessus », souligne le directeur général de l’ICCN.
A l’en croire, les minerais illicitement extraits profitent en grande partie aux ennemis de la RDC qui, utilisent les ressources générées pour financer la guerre dans la partie Est.
Par conséquent , il a invité les personnes concernées par cette activité illégale, à mettre fin à ces activités destructrices de l’environnement et opposées aux engagements pris par le Président de la République en ce qui concerne la conservation et la gestion de la biodiversité.
La RFO et la menace permanente !
Dans un rapport publié en mai, le coordonnateur des parties prenantes de l’industrie minière de la RFO avait indiqué que plus de 70 sites miniers d’exploitation d’or fonctionnent illégalement dans la Réserve de faune à Okapi (RFO) dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri.
Ce rapport publié en marge de la présentation des résultats des recherches menées par l’organisation Wildlife conservation society (WCS) avait mis en lumière le fait que cette exploitation « illégale » détruit la faune et la flore dans cet espace protégé.
Réserve naturelle créée depuis 1992, la RFO est envahie par de creuseurs artisanaux et de sujets étrangers, qui exploitent des minerais sous la protection de certains hommes armés dans le territoire de Mambasa.



















































