En République démocratique du Congo, le gouvernement continue de peaufiner les mesures pour intensifier la stabilité de la monnaie nationale, le Franc congolais, alors que sa dévaluation face aux devises étrangères, en l’occurrence le dollar américain, impacte négativement le pouvoir d’achat des congolais.
Ces mesures passent notamment par la lutte contre la fraude sur les produits miniers de la République démocratique du Congo. Cette problématique a été au cœur d’une réunion du Comité de conjoncture économique (CCE) présidée jeudi 18 juillet par la Première ministre, Judith Suminwa.
« Nous nous sommes appesantis sur la problématique de la fraude sur nos produits miniers. Cette pratique qui consiste à minorer la valeur des produits miniers de notre territoire national, de la même manière que la question de la fraude sur les produits pétroliers », a déclaré Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre de l’Économie nationale, qui fait le compte rendu de cette réunion.
Face à cette problématique, les membres du comité ont envisagé des mesures pour juguler ces mauvaises pratiques de manière à accroître les recettes publiques dont le gouvernement a besoin pour exécuter les projets d’investissements.
Selon le patron de l’Économie congolaise, les mécanismes de lutte contre la minoration des valeurs des produits miniers et de la fraude sur les produits pétroliers sont d’ores et déjà enclenchés pour un accroissement sensible des recettes de l’État.
En outre, les membres du Comité de conjoncture économique ont également passé au peigne fin la nécessité de rationaliser et de réguler les dépenses publiques.
« Dans cet élan d’assainissement budgétaire, le CCE a recommandé d’intensifier les efforts en cours à travers une discipline budgétaire plus accrue pour le Trésor et davantage d’interventions ciblées sur le marché de change pour la Banque Centrale du Congo », a fait savoir le VPM de l’ Économie nationale, soulignant que dans la même logique, le Comité de Conjoncture Économique a recommandé de relancer les projets d’investissements-clés du gouvernement, tels que le PDL-145 Territoires.
« À ce sujet, le Comité a demandé aux ministres du Budget et des Finances de planifier des décaissements pour achever les travaux du premier volet, et de lancer ceux du second volet qui concerne, notamment les routes de desserte agricole. C’est dans cette optique qu’il a été aussi décidé de maximiser les recettes de l’État », a-t-il conclu.
Plusieurs rapports confirment l’existence d’un comportement quasi-systématique reposant sur l’exportation illicite de minéraux par les frontières, les représentants du gouvernement et des forces de sécurité choisissant soit de fermer les yeux sur les certificats d’exportation faux ou inexacts, soit d’agir de connivence avec les sociétés de négoce pour les aider à se soustraire aux procédures de contrôle. De grandes quantités de minéraux quittent le pays sans avoir été déclarés, d’où une perte importante pour l’économie congolaise – mais, en revanche, des gains considérables pour un petit nombre d’acteurs puissants



















































