En République démocratique du Congo, le gouvernement est accusé de saboter les instructions du président de la République pour la régularisation de la situation de paiement d’arriérés des émoluments de 780 députés provinciaux, cumulés sur dix mois.
Dans une déclaration rendue publique samedi 12 avril à Kinshasa, le collectif indique que ses membres n’ont pas reçu de suite favorable à ce jour. Les députés provinciaux estiment que ce manque de versements contribue à fragiliser davantage leurs conditions de travail et le fonctionnement des assemblées provinciales.
Selon le collectif, le président Félix Tshisekedi avait ordonné au ministre des Finances de procéder au paiement des arriérés lors de la conférence des gouverneurs tenue fin mars à Bandundu.
Malgré cette directive, les députés provinciaux affirment que le paiement demandé n’a pas été effectué conformément à l’instruction mentionnée.
Les députés provinciaux dénoncent également ce qu’ils décrivent comme une disparité de traitement entre les différentes catégories d’élus issues du dernier processus électoral.
Interrogé par le collectif, Marcel Zuambe, secrétaire de la plateforme, explique que les députés provinciaux seraient les seuls, parmi l’ensemble des institutions, à ne pas percevoir régulièrement leurs émoluments. Il souligne que d’autres responsables, notamment les députés nationaux et les sénateurs, bénéficieraient pour leur part de versements réguliers.
Face à cette situation, le collectif appelle à une intervention urgente des services du ministère des Finances afin que les arriérés soient pris en charge rapidement.
Les élus indiquent que l’absence de paiement affecte directement la capacité de leurs assemblées provinciales à assurer leurs missions. Ils exigent une régularisation immédiate pour leur permettre de remplir leurs responsabilités dans des conditions plus stables.


















































