C’est une situation qui crée des frustrations sociales. En RDC, l’Etat fait face à des difficultés financières majeures pour honorer ses engagements vis-à-vis des fonctionnaires.
Bien que le gouvernement ait opté pour un paiement échelonné des salaires, les enseignants pourtant classés parmi les catégories prioritaires, aux côtés des services de sécurité, ont exprimé leur ras-le-bol.
Dans un préavis de grève générale adressé aux ministères de l’Éducation nationale et des Finances et à la Première ministre ce dimanche, ils dénoncent des retards récurrents, notamment pour les salaires du mois de mars, ainsi que le non-paiement des enseignants dits Nouvelles Unités (N.U) et des Non-payés (N.P).
Indignés, les professionnels de la craie blanche qualifient ce traitement de « manque de considération ». Ils rappellent notamment les engagements pris par les autorités, dont la promesse d’un salaire de 500 dollars américains pour les enseignants, qui n’est toujours pas appliquée.
« Nous rappelons les engagements pris par les autorités, notamment la promesse d’un salaire de 500 dollars américains pour les enseignants, qui n’est toujours pas appliquée. Nos revendications principales sont les suivantes : paiement immédiat des salaires en retard ; régularisation des enseignants N. Pet N.U ; paiement régulier et ponctuel des salaires ; respect des engagements pris envers les enseignants », ont-ils déclaré, tout en menaçant de déclencher une grève générale illimitée sur l’ensemble du territoire de la RDC.
Cette mise en garde intervient à la veille de la reprise des activités scolaires, après près de trois semaines de vacances de Pâques.


















































