Le ministère de l’Economie nationale a officialisé la révision des tarifs des produits pétroliers terrestres dans la zone d’approvisionnement Sud, qui comprend notamment les provinces de l’espace Katanga où opèrent les sociétés minières et leurs sous-traitants et le Grand Kasaï.
La mesure, actée par le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP), a été adoptée lors d’une réunion regroupant les représentants du gouvernement, de la présidence et les sociétés pétrolières membres de la FEC Sud, notamment United Petroleum, le groupe SIL, Mulykap, PMJ, Engen, Congo Oil, Global Oil et TotalEnergies, ainsi que SEP Congo.
Lors d’une réunion technique consacrée à la refonte de la structure des prix des produits pétroliers terrestres, le CSPPP a justifié cette révision par les causes exogènes liées à la crise au Moyen-Orient.
Selon le vice-premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, la flambée des cours du pétrole est directement liée à la fermeture du détroit d’Ormuz provoquée par le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, un passage par lequel transitent plus de 20 % des approvisionnements pétroliers mondiaux.
Sur le marché international, le baril a progressé entre janvier et mars 2026, passant de 62,5 USD à 103,5 USD. Cette variation se répercute sur les prix locaux, notamment depuis les réformes engagées en juillet 2025 qui ont mis fin aux subventions d’État pour les entreprises minières. Ces dernières doivent désormais s’approvisionner au prix réel du marché.
Selon les nouveaux tarifs à la pompe applicables dans la zone Sud, le litre de Gasoil est passé de 1,70 USD à 2,43 USD tandis que l’essence se vend désormais à 2,08USD contre le prix de 1,60 USD.
Le comité précise que le taux de change retenu pour la conversion est celui de la Banque centrale du Congo (BCC) en vigueur la veille de la mise à la consommation des produits.
















































