Le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani est monté au créneau pour dénoncer une décision controversée prise par le Directeur Général de la Direction Générale des Recettes Administratives, domaniales et de participation (DGRAD), Étienne Utshiudi Lutula, dans la province du Haut-Katanga.
Dans une correspondance adressée au ministre des Finances, Doudou Fwamba, le chef de la Territoriale accuse le DG de cet établissement public d’entraver le processus de mobilisation des recettes non-fiscales pour le Trésor Public dans cette région du pays. Ce conflit découle d’une mission diligentée le 23 septembre 2025, sous le numéro de référence 25/GAB//PM/MININTERSEDECAC/SLBJ/469/2025, concernant la convention de délégation des services publics entre l’État congolais et la société à capitaux chinois JIAYOU International Logistics CO LTD.
Selon le VPM, la décision du Directeur général de surseoir à la procédure de recouvrement des recettes constitue un obstacle susceptible d’engendrer des préjudices pour l’État.
Dans sa lettre, le Vice-premier ministre appelle l’argentier national, tutelle de la DGRAD, à enjoindre le Directeur Général de la DGRAD pour qu’il revienne sur sa décision. Il a insisté sur la nécessité de protéger les intérêts de l’État et de permettre la poursuite des procédures en cours afin d’assurer le recouvrement des recettes dues à l’Etat dans les meilleurs délais.
« En effet, le Directeur Général de la DGRAD a pris la mesure de surséance et d’évocation du dossier à la Direction Générale, ce qui entrave gravement la poursuite de la procédure de recouvrement de recettes dues au Trésor Public. Cette décision injustifiée et inappropriée risque de causer un préjudice énorme à l’Etat », peut-on lire dans cette missive.
In fine, Jacquemain Shabani a appelé au respect de la législation en matière de recettes publiques.
« Il est impératif que les intérêts de l’Etat soient protégés et que les recettes dues soient perçues dans les meileurs délais et ce, au strict respect de la législation en la matière », a-t-il conclu.



















































