Selon une enquête menée par le ministère de l’Emploi et du Travail, la République Démocratique du Congo a enregistré la création de 1 775 194 emplois entre 2022 et 2024. Les résultats provisoires de cette enquête ont été présentés lors d’un atelier ouvrant la voie vers l’élaboration de politiques publiques axées sur l’emploi.
Le ministre de l’Emploi, Ferdinand Massamba wa Massamba a souligné l’importance de la crédibilité des données, qui seront utilisées pour guider des décisions stratégiques en matière d’emploi.
Lors de son discours d’ouverture, il a insisté sur la nécessité d’une validation consensuelle des résultats afin d’assurer leur fiabilité.
Les résultats préliminaires dévoilent des avancées dans la création d’emplois, mais le ministre a appelé à un examen approfondi des données pour confirmer leur exactitude à l’issue des travaux en cours.
Ouvert à Kinshasa, cet atelier qui s’inscrit dans le cadre du Programme Pays pour la Promotion du Travail Décent (PPTD), rassemble divers acteurs du secteur de l’emploi notamment les experts, partenaires sociaux, représentants d’institutions publiques et organisations professionnelles.
Lors de son investiture pour un second mandat, le président Félix Tshisekedi a placé la création d’emplois en tête des priorités, affirmant son engagement à créer 6,4 millions d’emplois sur une période de cinq ans. Cet objectif ambitieux vise notamment à réduire le taux de chômage qui touche actuellement plus de 80 % de la population active.





















































Affirmer avoir créé plus de 6,4 million d’emplois entre 2022 et 2024 ne suffit pas. Où sont ces emplois, dans quels secteurs, avec quels contrats ? Le chômage des jeunes et la précarité restent une réalité visible. Les chiffres ne doivent pas masquer les faits.
Depuis 2023, année où j’ai obtenu ma licence en Droit public, je ne cesse de postuler un peu partout. Malheureusement, je me heurte souvent à des exigences d’expérience que je n’ai pas encore pu acquérir. Je sollicite même des stages professionnels, sans grand succès. Dans notre pays, sans recommandation d’un proche, d’un membre de sa tribu ou d’un acteur politique, il devient presque impossible de franchir certaines portes. C’est décourageant, mais on tient bon, avec l’espoir que les choses changent.