Le ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement Jean-Pierre Bemba a présenté un éventail de mesures pour prévenir les naufrages sur les voies navigables sur l’étendue du territoire national.
D’emblée, il a mis en avant l’importance de la navigation fluviale et lacustre pour le pays en raison de sa géographie ainsi que des défis liés au transport terrestre.
De son avis, les cours d’eau balisés notamment le Fleuve Congo (Kinshasa-Kisangani- Kinshasa) ; la Rivière Kasaï (Kinshasa-Ilebo- Kinshasa) ; les Rivières Kwango-Kwilu en cours des travaux de balisage ; le Lac Tanganyika, etc représentent de véritables autoroutes naturelles reliant les grands centres de production et les agglomérations urbaines.
Cependant, Jean-Pierre Bemba a relevé que les accidents de navigation fluviale et lacustre de septembre 2024 à septembre 2025, sont dus essentiellement à l’incivisme et au non-respect des différentes mesures prises.
Pour y remédier, le ministre a annoncé des mesures supplémentaires prises incluant la fermeture des ports clandestins; la surveillance de toutes les unités flottantes navigant sur les eaux intérieures du pays; le renforcement de l’interdiction de navigation nocturne ; la campagne de sensibilisation.
Le gouvernement privilégie également l’acquisition des engins flottants modernes ;le renforcement des capacités techniques de la Régie des Voies Fluviales et de la CVM.
De plus, il a été décidé de rendre obligatoire l’installation des traceurs GPS au bord de chaque unité navigante avec un centre de monitoring à Kinshasa. Ce centre aura pour mission de surveiller toutes les unités flottantes navigant sur les eaux intérieures du pays.
En septembre 2025, près de 200 personnes sont mortes dans deux naufrages d’embarcations surchargées dans la province de l’Équateur.
Le soir du 11 septembre, dans le territoire de Lukolela, à 122 km de Mbandaka, dans l’ouest du pays, une embarcation a pris feu et a chaviré. La veille, un autre naufrage, à 150 km de là, avait déjà coûté la vie à au moins 86 personnes. Le drame du 11 septembre s’ajoutait à une autre catastrophe.
Le 10 septembre, à la nuit tombée, une baleinière, embarcation surchargée et en mauvais état, avait quitté le port fluvial de Basankusu pour remonter la rivière Maringa à destination de la localité de Waka.
Il s’agissait du cinquième naufrage en 2025 dans la province de l’Équateur, pour un bilan cumulé d’au moins 700 morts.



















































