De Kinshasa à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, les autorités peinent à endiguer le phénomène des braquages armés, en forte recrudescence, qui se déroulent parfois sous le regard impuissant des forces de sécurité.
Dans la ville de Kalemie, des voleurs armés ont froidement abattu un agent de la police nationale congolaise en faction lors du braquage de SOFICOM, une agence spécialisée dans le transfert d’argent, survenu dans la nuit du vendredi au samedi 30 août 2025.
Selon des sources locales, les braqueurs, après être entrés par effraction dans le bâtiment, ont emporté une somme considérable d’argent avant de disparaître dans une direction inconnue.
Pour l’instant, la police a annoncé l’ouverture d’une enquête pour tenter d’identifier et d’appréhender les malfaiteurs.
Lors de la quarante-sixième réunion du Conseil des ministres, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a appelé à une riposte vigoureuse face à la récurrence des braquages et des vols à main armée en RDC.
Conscient de l’urgence de rétablir l’ordre, la sécurité et la conscience civique des citoyens, le Chef de l’État a chargé les vice-premiers ministres de l’Intérieur, de la Défense nationale, ainsi que le ministre de la Justice, de mobiliser sans délai les services compétents pour mettre en œuvre une réponse coordonnée et durable contre cette vague criminelle.
Les mesures à adopter incluent le renforcement des opérations de sécurité, l’intensification des patrouilles et une surveillance accrue dans les zones sensibles, particulièrement durant les heures de pointe.
De plus, le Président Tshisekedi a ordonné une augmentation visible des effectifs de policiers et de militaires le long des grands axes, dans les quartiers à risque et les zones commerciales.
Il a également demandé un durcissement des répressions et des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces actes de banditisme, la poursuite de l’opération « Ndobo », ainsi que l’organisation de procès publics pour favoriser l’exemplarité et la dissuasion, avec le transfert des condamnés vers des prisons éloignées de leur milieu d’origine afin d’empêcher tout réseautage criminel.



















































