Adolphe Muzito Fumutsi a été officiellement installé en tant que vice-premier ministre du Budget de la République démocratique du Congo, succédant à Aimé Boji. La cérémonie de passation de pouvoirs s’est tenue au Centre financier de Kinshasa, siège du ministère du Budget, et a été présidée par le secrétaire général du gouvernement.
Lors de son discours, Muzito a exprimé sa reconnaissance envers son prédécesseur pour le travail accompli et a promis de poursuivre et d’approfondir les réformes nécessaires pour répondre aux défis budgétaires. Il a également souligné l’importance de la continuité dans la gestion des finances publiques et de la réponse aux attentes sociales des Congolais.
« Il faudra continuer les réformes. C’est des sacrifices qu’on va imposer et à notre peuple, à l’administration publique pour pouvoir réussir ces réformes. Mais ce qui est le plus grand défi que nous avons, c’est celui de réaliser ce que le président de la République a promis au peuple, particulièrement au peuple de l’Est, savoir que nous devons commencer à relancer les routes », a déclaré le VPM du Budget.

La nomination du leader du parti Nouvel Élan au sein du gouvernement Suminwa II s’inscrit dans le cadre de l’ouverture prônée par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, alors que la RDC engage le processus budgétaire pour l’exercice 2026. Muzito arrive à un moment critique, marqué par des pressions sociales et la nécessité d’accélérer les réformes économiques.
Sa vision est axée sur le nationalisme économique, la rigueur dans la gestion publique et la transparence budgétaire. Parmi les principaux défis qui l’attendent figurent la mise en œuvre du budget-programme, la maîtrise des dépenses publiques et le respect des engagements vis-à-vis des partenaires techniques et financiers.
À la fin de la cérémonie, Aimé Boji a félicité Muzito pour sa nomination et a exprimé sa confiance dans sa capacité à mener à bien les missions du ministère. Il a également fourni un état des lieux des réformes précédemment entreprises, notamment le Programme triennal conclu avec le FMI.
« Au cours des trois dernières années soit de 2021 à 2024, nous avons initié toute une panoplie de réformes qui nous ont conduit, et ce pour la toute première fois dans l’histoire de ce pays, à conclure le programme triennal avec satisfaction en 2024. Il s’agit essentiellement des grandes réformes du secteur financier qui visent à améliorer l’efficience des gestions des finances publiques et, du point de vue budgétaire, à améliorer la qualité de la dépense publique, qui demeure, c’est que demain, un défi à régler, pour les années à venir », a déclaré Boji, nommé au ministère de l’Industrie.
« Il vous en reste donc 5 autres revues avant de pouvoir conclure ce deuxième programme et je vous souhaite la meilleure des chances dans la poursuite de ces réformes, car, comme vous le savez très bien, elles sont salutaires pour notre pays sur le plan financier et pour la stabilisation du cadre macroéconomique en vue de consolider la croissance économique que nous avons connue dans notre pays depuis maintenant quelques années. Du point de vue budgétaire, les gros des réformes concernent la réforme du budget programme. Et à ce sujet, je suis fier d’annoncer que c’est en 2022, au mois d’octobre, que nous avons pu obtenir la signature du décret portant sur les finances budgétaires, qui est le document essentiel qui nous a permis de réaliser des avancées significatives dans cette réforme importante qui vise la mise en place d’une gestion axée sur les résultats », a-t-il renchéri.
La cérémonie a rassemblé de nombreux officiels, dont le vice-ministre du Budget et divers cadres de l’administration budgétaire, témoignant de l’importance de ce moment pour l’avenir économique du pays.



















































