Une grève générale s’annonce dans tous les magasins détenus par des expatriés chinois en République Démocratique du Congo, suite à des violations du décret Nº22/25 sur le salaire minimum, signé le 30 mai 2025 par la Première ministre, Judith Suminwa.
Ce décret, qui fixe le salaire minimum interprofessionnel garanti, ainsi que des allocations familiales et des conditions de logement, est considéré comme une avancée majeure pour les travailleurs congolais. Cependant, de nombreux employés, en particulier ceux travaillant pour les tenanciers chinois, affirment que leurs employeurs n’ont pas respecté ces nouvelles directives.
Lors d’une Assemblée générale tenue le 12 juillet sur la place Zoo-Botanique à Kinshasa, capitale de la RDC, les travailleurs réunis au sein de l’Intersyndicale du commerce, ont décidé de donner un ultimatum de six jours à leurs employeurs pour régulariser leur situation. À partir du lundi 21 juillet à 7h00, tous les magasins chinois seront fermés si les salaires dus depuis mai ne sont pas versés.
Cette mobilisation, qui pourrait avoir des répercussions significatives sur le commerce local, s’inscrit dans un contexte plus large de revendications ouvrières face à des pratiques jugées injustes.
Les travailleurs indo-pakistanais, également concernés, prévoient de soumettre une liste de leurs revendications auprès des autorités compétentes.
Les différents syndicats ont réaffirmé leur détermination à défendre les droits des travailleurs congolais et appellent à une prise de conscience collective sur les conditions de travail des expatriés dans le pays.
La République démocratique du Congo est parmi les pays détenant un taux du SMIG faible. Depuis 2018, le SMIG était fixé à 7075 francs congolais avec d’être récemment réajusté à 14500 francs congolais soit l’équivalent en dollars américains, en janvier 2025.
La Première ministre Judith Suminwa a annoncé un réajustement prévu à 21 500 francs congolais dès janvier 2026.



















































