La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner a battu en brèche les allégations sur le bradage des ressources minières de la RDC en échange de la paix dans l’Est.
En marge de la signature de l’accord de paix avec le Rwanda le week-end dernier à Washington, la cheffe de la diplomatie congolaise a affirmé au cours d’une interview accordée au média public, RTNC, que Kinshasa ne cédera rien dans le cadre de cet accord négocié par l’administration américaine.
« S’il y avait eu bradage, s’il s’agissait justement de vendre, comme certains le disent, nos ressources au prix de la paix, je pense que nous aurions commencé avec une séquence tout à fait différente. Nous aurions commencé justement à vendre. Mais ce n’est pas ce que nous avons fait aujourd’hui.Ce n’est pas ce que nous avons signé. Aujourd’hui, nous avons signé un accord de paix dans lequel il n’y a aucune provision sur les questions économiques, sur les questions de minerais stratégiques », a affirmé Thérèse Kayikwamba.
La ministre reconnaît néanmoins que l’accord pose les jalons d’une coopération économique et win-win entre les pays des Grands lacs, y compris le Rwanda.
« Et cet accord est très clair. Il prévoit justement la fondation d’un environnement propice dans lequel on peut aussi envisager un retour, si vous voulez, d’investisseurs, où l’on peut aussi envisager une économie plus dynamique. Nous ne pouvons pas penser à un contexte économique ou à la signature d’accords économiques sans pour autant tenir compte de la nécessité d’un retour de l’autorité de l’État, sans pour autant tenir compte de la nécessité d’un contrôle rétabli de toute notre intégrité territoriale », a-t-elle expliqué.
Thérèse Kayikwamba a insisté sur le caractère indissociable entre la paix et le développement économique. Elle a précisé que le présent accord est nécessaire pour créer des conditions propices pour une économie dynamique.
« À ceux qui pensent justement que cette paix a été obtenue à travers un bradage de nos ressources, je dis non, ce n’est pas le cas. L’accord se concentre sur la paix, sur le rétablissement de l’autorité de l’État. Il se concentre justement sur la création de conditions propices pour une économie dynamique, chose que nous souhaitons évidemment pour nos compatriotes de l’est et pour tout le reste de la République démocratique du Congo », a martelé la ministre des Affaires étrangères, coopération internationale et francophonie.
Elle a salué un pas décisif franchi pour la restauration d’une paix durable dans la région du Kivu ravagée par les conflits armés depuis trente ans.
« Aucun développement n’est possible sans la paix. C’est un pas décisif que le Congo vient de franchir. Cet accord vise à créer un environnement favorable à une économie dynamique, au bénéfice de nos compatriotes de l’Est et de tout le pays », a conclu.















































