Dans une déclaration conjointe, les principales forces politiques de l’opposition congolaise ont appelé à la publication des accords et arrangements pris par le gouvernement de la RD Congo dans le cadre de la Déclaration principes signée avec le Rwanda, sous les auspices de l’administration Trump.
La demande faite par l’ancien Président Joseph Kabila, Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Delly Sessanga, candidats à la présidentielle de décembre 2023 , fait suite à l’ambiguïté autour d’un point dudit document laissant transparaître l’engagement d’une cogestion des ressources naturelles de la RDC pour promouvoir la paix et l’intégration économique régionale.
« Pour être un vecteur de la construction de la paix et de la sécurité, l’intégration économique sous-régionale doit s’opérer dans le respect, tant de la souveraineté permanente de chaque pays sur ses richesses et ses ressources naturelles, que de la sauvegarde des intérêts économiques respectifs dans le développement et l’organisation des chaînes de valeurs et d’approvisionnement », a déclaré les présidents du Front Commun pour le Congo, Lamuka/ECiDé, Ensemble pour la République et Envol.
Il faut un dialogue inclusif !
Dans un autre chapitre, ces forces politiques, membres de l’opposition et de la résistance congolaise, signataires de ladite déclaration chargent le régime Tshisekedi d’être le co-responsable de la crise sécuritaire actuelle dans l’est du pays.
Cette nouvelle coalition anti-Tshisekedi explique que la violation intentionnelle de la Constitution, la poursuite de la gabegie financière, la mauvaise gouvernance, la violation systématique des droits humains, la restriction des libertés fondamentales et la consolidation de la dictature, par les tenants actuels du pouvoir sont les causes endogènes de la crise tandis que la violation des frontières et l’exploitation illicite des minerais de la RD Congo en sont exogènes.
En conséquence, les signataires plaident pour un dialogue interne et inclusif pour trouver des solutions pérennes à la crise. A cet égard, ils ont réaffirmé leur soutien à l’initiative conjointe de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), portée par des congolais, privilégiant un dialogue ouvert à toutes parties prenantes congolaises sans exclusion, et soucieuse d’examiner la crise congolaise dans sa globalité, avec objectif: « la paix et le bien vivre ensemble », au Congo comme dans la sous-région
« Nous sommes convaincues du fait, qu’aussi louables et bienvenues qu’elles soient, les initiatives des pays amis et des organisations régionales ou internationales ne peuvent remplacer la recherche, par nous congolais, des solutions à nos problèmes », ont-ils souligné tout en réitérant leur détermination à œuvrer pour une solution durable à la crise, permettant de rétablir la cohésion nationale et la démocratie et de mettre fin au calvaire de populations dans l’Est.



















































