Les violons ne s’accordent pas entre l’équipe dirigeante et les organisations intersyndicales de l’Office Congolais de Contrôle (OCC). Les rixes entre les deux parties font suite à la promotion de certains agents.
Les organisations syndicales qui ont saisi le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, accusent la direction de l’OCC d’avoir octroyé « irrégulièrement et de manière sélective » des grades au détriment de l’ensemble de la masse laborieuse et ce, sans tenir compte non seulement des critères objectifs fixés par la convention collective de l’OCC, mais surtout des rapports assortis des propositions et résolutions afférentes à l’avancement en grade.
Dans leur correspondance, elles déplorent les menaces dirigées contre les délégués syndicaux, ayant écopé d’une ouverture d’actions disciplinaires à la suite de la dénonciation de mégestion. Cette situation est à la base d’un malaise social entravant le bon fonctionnement de cette entreprise publique.
En réaction, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku sursoit jusqu’à nouvel ordre, à la promotion en grade décriée dans la lettre de l’intersyndicale lui adressée le 28 mars 2025. De plus, lesdits grades nouvellement octroyés ne seront pas inclus dans la paie du mois de mars.
Dans l’objectif de préserver la paix sociale au sein de cet établissement public, le ministre Paluku a également ordonné la cessation et la levée de toute action punitive initiée contre les représentants des organisations syndicales, conformément aux textes légaux et réglementaires en vigueur en la matière.
Par ailleurs, il a appelé à l’application, dans sa globalité et sans délai, de la résolution du Procès-Verbal n°06/2018 de la 4è réunion Extraordinaire du Conseil d’Administration du 12 juin au 24 août 2018 relative à l’avancement en grade des certains agents de l’OCC.
Une commission mixte constituée des délégués du cabinet du ministre du Commerce extérieur, du Conseil d’Administration, de la direction générale et de l’intersyndicale a été mise en place pour élaborer des propositions « concrètes et réalistes » d’avancement en grade, et ce, conformément à la convention collective en tenant compte de l’impact financier que cela pourra générer sur la trésorerie.



















































