L’Inspection Générale des Finances (IGF), une institution financière rattachée à la présidence, va relancer ses missions de contrôle interrompues depuis mai 2024.
Cette annonce fait suite à la réunion organisée par le directeur de cabinet du Président Tshisekedi, le 04 mars, avec les présidents des conseils d’administration, les directeurs généraux et les directeurs généraux adjoints des entreprises du Portefeuille et des établissements publics, au Palais de la Nation à Kinshasa.
Au cours de cette rencontre, il a été question de les sensibiliser sur la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes, la bonne gouvernance financière et d’assurer un meilleur suivi des politiques publiques en matière de gestion des finances publiques.
A cette occasion, l’Inspecteur Général des Finances, chef de service, Jules Alingete Key a été instruit de privilégier les missions d’encadrement et de surveillance en vue de contribuer efficacement à l’amélioration dans la mobilisation des recettes et promouvoir l’implémentation de la bonne gouvernance dans les entreprises du Portefeuille, les établissements publics, les provinces et les entités territoriales décentralisées (ETD).
Se basant sur cette injonction, l’IGF entend se focaliser principalement sur les axes relatifs aux acquisitions immobilières ; paiement des avantages dus aux mandataires publics ; respect des règles de passation des marchés publics ainsi qu’à l’exécution des marchés publics par les prestataires en ordre avec le fisc, soit ceux qui auront présenté leur quitus fiscal, tout en s’assurant du service fait dans le cadre des marchés publics.
« Par ailleurs, la Président de la République a précisé qu’une attention sera aussi accordée au contrôle des effectifs, en vue d’améliorer la maîtrise de l’enveloppe salariale à charge du Trésor Public », renseigne Patrick Muyaya dans le compte rendu de la dernière réunion du Conseil des ministres tout en précisant que l’IGF pourra faire les états des lieux des engagements effectués, exceptionnellement pendant ces 3 derniers mois, par rapport à l’organigramme de chaque entreprise du Portefeuille ou établissement Public.
« Pour ce qui est des Entreprises d’économie mixte, l’Inspection Générale des Finances (IGF) devra demander les rapports des Commissaires aux comptes, aux fins des vérifications devant garantir la participation de l’Etat », ajoute la même source.
La Première ministre, Judith Suminwa ainsi que les ministères concernés exerçant la tutelle sur les entreprises et établissements publics ont été appelés à accompagner l’IGF dans le cadre de ses missions et de continuer à sensibiliser les gouverneurs de province, les responsables des ETD ainsi que les mandataires publics au « professionnalisme et à la responsabilité », pour l’atteinte des objectifs poursuivis, notamment la bonne gouvernance qui implique la redevabilité et l’amélioration de la mobilisation des recettes.



















































