Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a pris la parole ce jeudi 31 octobre, en marge du 23ème sommet des Chefs d’État et de gouvernements du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) qui se tient à Bujumbura, au Burundi.
Dans son allocution, le Chef de l’Etat congolais a de prime abord, rappelé que le thème de cette année, « Accélérer l’intégration régionale par le développement des chaînes de valeur dans l’agriculture résiliente au climat, l’exploitation minière et le tourisme », est un appel à unir les forces pour créer des opportunités « solides et durables » les populations.
Il a souligné l’impérieuse nécessité pour les dirigeants du continent, d’agir avec « ambition et vision » afin de faire de l’Afrique, un réseau de partenaires, capables de se protéger mutuellement face aux chocs du marché mondial.
Pour atteindre cet objectif, le Président Tshisekedi a encouragé ses pairs à revoir la gestion des ressources, dans un contexte de course effrénée aux matières premières, tout en gardant à l’esprit que le réchauffement climatique reste une menace cruciale à surmonter.
« Face aux défis du continent, la République Démocratique du Congo considère l’intégration non seulement comme une priorité, mais aussi comme une des voies essentielles pour sécuriser notre avenir. Notre participation au COMESA repose en effet sur cette vision de solidarité et de coopération », a déclaré le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.
Briser le cycle de dépendance à l’exportation brute de matières premières
Poursuivant son raisonnement, le Président congolais a demandé aux Chefs d’Etat et de gouvernements cette organisation sous-régionale à caractère économique et commercial, de rompre avec le cycle de dépendance à l’exportation brute de matières premières et s’appliquer à bâtir des chaînes de valeur avec vocation de transformer et enrichir les ressources en Afrique.
Félix Tshisekedi est convaincu que la transformation locale des minerais extraits en Afrique est la clé de voûte de la prospérité des économies du continent.
« C’est cela la clé qui ouvre inéluctablement la voie à la création des emplois et surtout donne à notre jeunesse les moyens de façonner l’avenir de notre beau et grand continent », a-t-il affirmé.
Dans ce contexte, Félix Tshisekedi a exprimé la disponibilité de la République Démocratique du Congo à jouer un rôle de premier plan dans cette dynamique.
« Mon pays, riche d’un potentiel agricole et minier immense, souhaite travailler main dans la main avec chacun d’entre vous pour faire de nos ressources un levier de prospérité commune, en les intégrant aux chaînes de valeur régionales pour garantir une sécurité alimentaire et énergétique solide », a indiqué le Chef de l’Etat congolais avant d’appeler au développement du tourisme durable, une voie d’avenir.
« En valorisant nos écosystèmes uniques et notre patrimoine culturel, nous avons l’opportunité de transformer ce secteur en un pilier économique tout en préservant notre environnement », a-t-il renchéri.
Sans paix, il ne peut y avoir de prospérité durable
Dans sa conclusion, le Président Tshisekedi a plaidé en faveur de la paix et la sécurité, qui dit-il, sont les fondations de toute intégration régionale réussie. Il a mis en exergue la situation désastreuse dans la partie l’Est de la République Démocratique du Congo, confrontée à des défis sécuritaires majeurs, causés par des forces négatives qui continuent de semer la désolation et freinent le développement.
Toutefois, il a réitéré la détermination du gouvernement à pacifier les provinces de l’Est touchées par la guerre d’agression imposée par le Rwanda, sous couvert du mouvement terroriste, M23 qui a assiégé de vastes pans des territoires, y exploitant illicitement les minerais.
« Nous aspirons à une collaboration régionale renforcée pour éradiquer les sources d’instabilité et promouvoir un climat favorable aux affaires et au développement dans toute la région », a-t-il conclu.



















































