Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres vendredi 11 octobre, Kizito Pakabomba, ministre des Mines a expliqué que les meilleures pratiques de certification des réserves minières reposent sur des normes et des méthodologies reconnues internationalement, permettant d’évaluer, de répertorier et de certifier les ressources minérales avec transparence et crédibilité.
Dans cette logique, il a précisé que ce processus implique des étapes essentielles, dont des études géologiques, l’estimation des ressources, la classification des réserves et des audits indépendants.
Déterminé à assurer la transparence et la traçabilité de l’exploitation des ressources naturelles en RD Congo, le Président Félix Tshisekedi avait préconisé la mise en place d’un système de certification de différentes réserves minières du pays.
Selon le Chef de l’État, ce dispositif qui, non seulement vise à garantir que chaque portion de carré minier attribuée est bien répertoriée et évaluée selon les standards internationaux, permettra surtout de protéger les intérêts nationaux lors des négociations commerciales tout en renforçant la confiance des investisseurs, notamment dans la lutte contre l’exploitation illégale et la corruption.
Pour le Président de la République, les ressources minières appartiennent à la nation et aux générations futures et leur gestion doit répondre aux principes « d’équité, de redevabilité et de développement durable ».
C’est donc dans cette perspective, a-t-il souligné, qu’il faille obligatoirement promouvoir la certification des réserves minières jugées disponibles après recherche et envisager des réflexions qui tendraient à subordonner toute acquisition des carrés miniers exploitables à un appel d’offre préalable afin de garantir la transparence et la compétitivité objective dans le secteur minier, en s’assurant bien entendu de la promotion de la préférence nationale.
Dans cette visée, le Président de la République a souligné le caractère indispensable de renforcer la transparence dans l’attribution des carrés miniers, d’où le rôle central du Cadastre Minier (CAMI) dans ce processus.
« Une réforme de ses mécanismes de fonctionnement est à engager pour s’assurer que les critères d’attribution sont strictement respectés et que tout acte de contrevenance soit sévèrement réprimé », avait déclaré le Président de la République lors de la première réunion extraordinaire du Conseil des ministres.
Pour atteindre cet objectif, Félix Tshisekedi avait instruit Kizito Pakabomba, ministre des Mines à entamer, sans délai, les travaux nécessaires à la mise en place de ce système de certification et de présenter lors du Conseil des ministres, une note technique d’orientation assortie d’un calendrier précis.
Le ministre des Mines, Kizito Pakabomba ainsi que d’autres ministres sectoriels directement concernés ont été chargés de s’associer à des experts afin de produire cette réflexion, et les éléments de sa mise en œuvre en respect aux différents textes légaux.
Puisque la certification rime avec la transparence, Kizito Pakabomba avait entamé le 12 septembre dernier à Kinshasa, les travaux de l’atelier sur l’optimisation des systèmes de traçabilité et la diligence raisonnable dans le secteur des mines en RD Congo.
Au cours de cet important atelier au regard des enjeux, Kizito Pakabomba avait souligné l’importance de la traçabilité et de la transparence dans la gestion des ressources minières, nécessaire pour la mise en place d’un système de certification des réserves minières en vue de la protection des intérêts nationaux.
En RD Congo, les méandres de la fraude et de la contrebande minières sont les principales causes de l’effondrement des recettes de l’État congolais dans le secteur minier.



















































