Alors que l’environnement économique présage une amélioration notamment avec la baisse de l’inflation, le gouvernement congolais s’est engagé dans une dynamique d’intensification de lutte contre la fraude frontalière et la poursuite d’une discipline budgétaire dans la gestion des ressources.
«Nous avons constaté que l’inflation continue de baisser pour la quatrième semaine consécutive, mais il y a toujours aussi le franc congolais qui se consolide. À côté de ça, il y a la nouvelle sur la croissance qui s’affirme autour de 6%. Ce qui est une bonne nouvelle. Le gouvernement décide d’intensifier la lutte contre la fraude aux frontières », a souligné le vice-Premier ministre du Plan et de la coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo à l’issue de la réunion du Comité de conjoncture économique (CCE).
Au cours de cette même réunion tenue exceptionnellement jeudi pour examiner la situation économique du pays, Guylain Nyembo a précisé qu’au delà des efforts basés sur la discipline budgétaire, le gouvernement met l’accent sur les grandes questions d’encadrement structurel, notamment la diversification et le plan quinquennal des infrastructures. L’objectif de ces stratégies étant de permettre au pays d’avoir un environnement susceptible de favoriser les investissements pour le développement.
Le VPM du Plan a également réitéré la détermination du gouvernement de maintenir une lutte acharnée contre la corruption et les malversations financières faisant partie des axes phares du Programme d’actions de l’équipe Suminwa, qui tire à son tour sa source des travaux du Plan national stratégique de développement.
« C’est ce qui explique le renforcement de la lutte contre la fraude au niveau des frontières. La lutte contre la corruption fait partie de la stratégie de mobilisation des fonds dans notre Plan national stratégique de développement. Nous avons encore parlé de la grande question des fraudes dans nos frontières. Il s’agit d’un grand chapitre que nous allons attaquer. Nous allons continuer à repousser la fraude pour nous permettre de poursuivre sur notre lancée », a-t-il explicité.
Chaque année, la République démocratique du Congo perd environ 5 milliards de dollars américains suite aux pratiques illicites aux frontières dont le fractionnement des marchandises, le transbordement et le dumping, une pratique qui consiste à vendre des produits à très bas prix dans un autre pays, afin d’empêcher les entreprises de ce pays d’être en mesure de rivaliser.



















































