Alors que les effets de la politique budgétaire restrictive prônée par le gouvernement sont toujours attendus, la Banque Centrale du Congo (BCC) presse afin d’éviter le déséquilibre du cadre macroéconomique au cours des quatre derniers mois de l’exercice 2024.
Dans son rapport sur la situation économique du pays à la semaine du 21 d’août 2024, l’autorité de la politique monétaire indique qu’en rythme mensuel, la balance des opérations financières de l’Etat s’est soldée par un déficit de 434,1 milliards de CDF contre celui programmé de 653,8 milliards.
La BCC explique que cette tendance est due à l’émission des titres publics à hauteur de 328,25 milliards de CDF et à une partie de la marge de trésorerie antérieurement constituée d’un import de 105,9 milliards de CDF, ce gap de financement a été entièrement couvert.
« De même, le solde budgétaire intérieur a été déficitaire de 417,6 milliards de CDF contre celui programmé de 639,1 milliards. Dans l’entretemps, les OPI en attente d’instruction à la BCC sont évalués à 577,3 milliards de CDF dont l’essentiel est constitué des arriérés de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat », peut-on lire dans ce rapport.
En ce qui concerne l’évolution des recettes au au cours de la période sous examen, les données fournies par la BCC renseignent que les ressources de l’Etat ont atteint 1.068,0 milliards de CDF, dégageant ainsi un taux de réalisation de 69,2% par rapport aux prévisions du mois.
La crainte de la Banque centrale se justifie également par la non-atteinte des assignations par les régies financières au regard des réalisations de la DGDA et de la DGRAD dont les taux de mobilisation demeurent faibles.
« En effet, seules les recettes de la DGI sont proches de la programmation mensuelle avec un taux de mobilisation de 99,2%. En effet, sur un montant prévisionnel de 620,2 milliards de CDF, les recettes des impôts directs et indirects se sont chiffrées à 614,1 milliards », relève la première institution financière du pays.
De plus, les recettes douanières de la DGDA se sont rétablies à 323,6 milliards de CDF, représentant 30,3% des prévisions pendant que les recettes de la parafiscalité sous gestion de la DGRAD ont enregistré 12,2% par rapport au niveau programmé, soit une mobilisation à hauteur de 130,3 milliards de CDF.
Quant aux recettes pétrolières prévues à hauteur de 52,7 milliards de CDF, il y a lieu de souligner que cette ligne n’est pas encore mouvementée.
Ce que le gouvernement doit faire…
La BCC a recommandé au gouvernement de poursuivre la coordination des politiques monétaire et budgétaire dans le but de réduire progressivement les pressions exercées par la liquidité excédentaire sur le taux de change et l’inflation et de maintenir « une rigueur budgétaire », favorisant l’accumulation de marges de trésorerie;
En outre, l’exécutif central est appelé à mettre en œuvre de mesures de dollarisation visant à stimuler la préférence pour la monnaie nationale ainsi que des actions de politiques sectorielles pouvant soutenir la diversification de l’économie.














































