Le nouveau gouvernement provincial de Kinshasa s’apprête à lancer une vaste opération pour le nettoyage des artères de la capitale congolaise (RDC), jonchées par des montagnes d’immondices, des marchés pirates, des ronds-points sales ou même des épaves abandonnées.
Cette opération de grande envergure qui s’inscrit dans le cadre des travaux de 100 jours du gouverneur Daniel Bumba Lubaki, vise à redorer l’image de Kinshasa en lui redonnant son éclat d’antan de « Kin la belle »
« À l’issue des 100 premiers jours du gouvernement Bumba, la ville doit présenter une nouvelle image sur le plan de la salubrité. Elle doit être totalement débarrassée des épaves, des immondices, des avenues ensablées, des marchés pirates, des ronds-points sales, etc. Pour cette grosse campagne de nettoiement, Kinshasa va être subdivisée en cinq zones opérationnelles. La Zone 1 regroupe le district de la Funa ainsi que les communes de Gombe, Barumbu, Kinshasa et Kintambo. La commune de Ngaliema constitue la Zone 2 et celle de Mont-Ngafula la Zone 3. Le district de Mont-Amba occupe la Zone 4 et Tshangu la Zone 5. Ces 10.000 prochains agents de la ville devraient se consacrer, contre une rémunération mensuelle directe, aux travaux de nettoyage, d’assainissement et d’embellissement de la ville », a expliqué le ministre provincial du Plan et Budget, Jésus Noël Sheke.
En perspective, il a révélé à la presse que cette opération sera « la grosse » opération de nettoyage de l’histoire de la capitale de la RDC congolaise.
Évaluée à environ 9 millions de dollars américains, l’opération « Coup de Poing » entend mobiliser 500 engins de salubrité modernes, 2000 conteneurs de ramassage, 10.000 employés temporaires, 3500 hommes en armes issus du Génie militaire et de la Garde républicaine et 2500 techniciens en assainissement et environnement.
Promouvoir l’emploi pour les Kinois!
Par cette opération, la stratégie gouvernementale vise également à faire de la salubrité un secteur créateur d’emplois avec des professionnels de la propreté urbaine, notamment des éboueurs, des agents d’entretien et de rénovation, des agents de propreté, des techniciens de traitement des déchets et autres conducteurs.
En prévision du lancement de cette opération, le chef de l’exécutif provincial avait sollicité auprès de la ministre nationale des Affaires foncières, l’appui du gouvernement central pour un espace de la décharge publique, utile pour une ville qui produit environ 3,4 millions de tonnes de déchets.



















































