Le gouvernement a adopté vendredi un projet relatif à la protection de la biodiversité dans les aires protégées frontalières de la République Démocratique du Congo.
Présenté par Eve Bazaiba, ministre de l’Environnement et Développement Durable, ce projet vise notamment à lutter contre le trafic transfrontalier illicite des espèces sauvages menacées d’extinction ou non et à promouvoir l’éco-tourisme en RD Congo.
D’après la ministre de l’Environnement, ce projet adopté après débats lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, permettra de construire des postes locaux fortifiés de surveillance (FOB), des clôtures électriques et/ou des mûrs en gabion ou en béton le long des frontières terrestres (nombre et emplacement à déterminer par des experts techniques) avec un système électronique d’alerte et de surveillance aérienne et sur les frontières liquides avec des balises et capteurs électroniques.
Dans le cadre de ce projet, le gouvernement entend également construire des postes des commandements régionaux/provinciaux(RCP) dans des villes proches de la frontière et un centre de commandement national central à Kinshasa interopérables avec ceux des autres forces de défense.
En outre, pour l’exécution de ce projet, les autorités préconisent la formation et l’équipement des éco-gardes en unités d’intervention rapides de protection des frontières terrestres et liquides.
A l’heure de l’évolution technologique, la ministre Ève Bazaiba a souligné que la protection de la biodiversité dans les aires protégées frontalières exige indéniablement l’installation des sensors et autres technologies modernes de télédétection d’alerte aux frontières liquides et terrestres.
La République démocratique du Congo abrite une grande partie de la deuxième plus vaste forêt tropicale au monde. Ressource critique dont dépendent des millions d’individus pour leur subsistance, cette forêt offre également un habitat à d’innombrables espèces animales, et est d’une importance cruciale pour le climat planétaire. L’un des principaux dangers auxquels elle est confrontée est celui de l’exploitation forestière illégale et incontrôlée, souvent associée à des allégations d’atteintes aux droits humains qui visent les populations locales. Des illégalités sont monnaie courante à tous les niveaux du secteur de l’exploitation forestière en RDC et le contrôle des opérations forestières par le gouvernement est quasiment inexistant.
Pour attester cette réalité, les experts de l’ONU sur la RD Congo ont indiqué que le groupe armé FDLR-FOCA a gagné environ 340 000 dollars par an grâce à l’exploitation forestière et à la taxation illégales.



















































