La gouverneure de la Banque centrale du Congo, Malangu Kabedi Mbuyi a maintenu le resserrement de la politique monétaire face aux conséquences de l’inflation importée sur l’économie nationale et la persistance de la guerre dans la partie Est du pays.
Cette décision de la BCC fait suite notamment à un ralentissement de l’inflation hebdomadaire de 0,5% à 0,2% au cours de la troisième semaine du mois juin après deux semaines de hausse consécutive ainsi que de la stabilité globale du taux de change dans les deux segments ( 0,11 à l’indicatif et 0,19 au parallèle ).
Dans cette perspective, l’autorité de la politique monétaire a formulé une série de recommandations au gouvernement central. Il s’agit notamment: du respect des engagements pris dans le cadre du Pacte de stabilité de promouvoir un climat favorable à la croissance économique; le suivi rapproché de la liquidité bancaire; le lissage des dépenses publiques; le renforcement des mesures de soutien au secteur agricole face aux effets du changement climatique; l’amélioration des infrastructures de base, essentiellement les routes de desserte agricole pour soutenir la diversification et promouvoir l’import-substitution.
De plus, la BCC préconise l’émission des titres de la dette publique en monnaie nationale ( franc congolais ) uniquement.
Tout savoir sur la dette publique!
En effet, la dette publique correspond à l’ensemble des engagements financiers pris sous forme d’emprunts par l’État, les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent directement. Elle évolue constamment au rythme des remboursements d’emprunts effectués par l’État et les administrations publiques et des nouveaux emprunts qu’ils contractent pour financer leurs déficits.
Pour financer la dette publique, l’État émet des titres de créances négociables sur les marchés financiers sur une durée plus ou moins longue. Plus précisément, deux types de titres sont émis par l’État : les Bons du Trésor à taux fixe et à intérêt précompté (BTF) et les Obligations Assimilables du Trésor (OAT). Les OAT constituent la forme privilégiée du financement à long terme de l’État (échéances pouvant dépasser dix ans).
En RDC, la dette publique a considérablement augmenté depuis 2019. Selon la Direction générale de la dette publique (DGDP), cette dette publique qui était pourtant réduite en 2010 de 14 à 3 milliards de dollars américains et maintenue jusqu’en 2019, est estimée aujourd’hui à 10 milliards USD.
En clair, la dette publique a connu une augmentation de 7 milliards entre 2019 et 2024 et risque même de dépasser les 15 milliards USD d’ici les 5 prochaines années, d’après les prévisions de la DGDP.
Toutefois, le gouvernement s’est engagé à s’acquitter progressivement de cette dette.
Au cours des cinq derniers mois de l’année 2024, l’exécutif a payé fin mai, 75,2 milliards de CDF soit 26,4 millions USD au titre de la dette publique en capital contre une prévision de 477,8 milliards de Francs congolais (CDF) soit 168,2 millions de dollars (USD).
D’après les données publiées par les états de suivi budgétaire de la Direction générale des politiques et programmation budgétaire, ce montant représente seulement 15,7%.
En 2024, le gouvernement congolais ambitionne de payer plus de 1.146,8 milliards de Francs congolais (CDF), soit plus de 403 millions de dollars au titre de la dette publique en capital.



















































