Lors de la traditionnelle réunion du Conseil vendredi 20 juin, le Président de la République, Félix Tshisekedi a mis en lumière des nombreux cas de distorsion liés à l’inobservance des textes légaux et réglementaires régissant les finances publiques, la violation des dispositions réglementaires sur l’exécution des dépenses, le non-respect de la procédure ainsi que le non-respect des règles de passation des marchés publics.
Ce constat fait suite au rapport des missions d’encadrement réalisé par l’Inspection générale des finances (IGF) aussi bien pour les dépenses publiques de manière générale que pour celle des entreprises et établissements publics en particulier.
A cet effet, le Chef de l’État a instruit l’inspecteur général des Finances, Jules Alingete à mettre à la disposition de la première ministre le rapport y relatif.
Dans cet ordre d’idées, Félix Tshisekedi a encouragé Judith Suminwa à mettre à la disposition des membres du gouvernement, de la Banque centrale et des mandataires publics y compris ceux des régis financières, les recommandations formulées par l’IGF en matière d’encadrement de recettes et de dépenses publiques.
Qui plus est, la Première ministre est chargée de s’assurer du suivi de la mise en œuvre de toutes les recommandations, d’instruire le ministre du Portefeuille à instaurer le contrat de mandataires publics des entreprises bien élaboré pour permettre leur évaluation.
Fatshi favorable à la mise en place d’un parquet financier !
« Il a été aussi recommandé à Judith Suminwa d’instruire le ministre de la Justice d’engager la réflexion sur la mise en place d’un parquet financier ayant pour missions de poursuivre de manière spécifique les infractions de détournement de deniers publics », rapporte le compte rendu de cette réunion hebdomadaire, deuxième du gouvernement Suminwa.
Le Président de la République a souligné aussi la nécessité de préserver les acquis obtenus pendant cette période de contrôle tout en rappelant qu’une évaluation globale de ladite recommandation sera faite dès l’entame de l’année 2025.
Aussitôt nommé ministre de la Justice, Constant Mutamba avait promis d’administrer à son secteur, une thérapie de choc, par des réformes judiciaires « courageuses et audacieuses », passant notamment par des actions judiciaires fortes contre les détourneurs des deniers publics.
Il a également pris l’engagement de créer un tribunal spécial contre la corruption et de construire à la N’sele d’une prison pour les détourneurs de fonds Publics.



















































