La présence des enfants dans les mines et particulièrement dans des sites d’extraction du cobalt en République démocratique du Congo préoccupe la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).
Consécutivement aux révélations de l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance) faisant état de la présence de plus de 360.000 enfants travaillent dans les mines et sites miniers artisanaux de cobalt dans les provinces de Haut-Katanga et Lualaba, la CNDH rappelle que c’est depuis le 29 mai dernier qu’elle a mis sur pied d’une mission d’enquête pour vérifier ces allégations.
« La CNDH-RDC prend au sérieux la nature de ces affirmations et demeure inquiète d’une probable présence d’enfants dans les mines et sites miniers de cobalt à ce jour. Une investigation est menée par la CNDH-RDC par rapport aux allégations de l’UNICEF faites en date du 13 juin 2024, en marge des travaux de la 19ème édition de la DRC mining Week tenue à Lubumbashi », précise la CNDH qui invite l’Agence onusienne à collaborer avec ses services d’investigation pour tirer au clair cette situation.
Dans le cadre de cette mission, une première délégation des enquêteurs de la CNDH a séjourné dans les deux provinces au courant de la période allant du 30 avril au 12 mai 2024.
« À l’heure où elle avance dans son enquête approfondie, la CNDH-RDC entend capitaliser toute information permettant d’établir les faits et les responsabilités », indique cette institution d’appuie à la démocratie en RDC.
91% d’enfants sortis des mines pour l’école du Haut-Katanga et du Lualaba!
Dans le cadre du Projet d’Appui au Bien-être Alternatif des enfants et jeunes impliqués dans la chaîne d’approvisionnement du cobalt (PABEA-COBALT) qui combine à la sortie des enfants des mines et sites miniers artisanaux de cobalt, la reconversion économique dans l’agrobusiness des parents et des jeunes structurés en coopératives agricoles, plus de 13.587 enfants ont été extirpés de sites miniers artisanaux de cobalt dans le Haut-Katanga et le Lualaba.
Ces derniers ont bénéficié de la prise en charge sociale et ont été référencés dans les écoles situées autour des sites miniers artisanaux de cobalt dans ces deux provinces.
Cependant, le Projet PABEA-COBALT comme instrument du gouvernement prévoit de réinsérer environ 14.850 enfants identifiés et d’assurer la reconversion économique vers l’agri-business d’au moins 6250 ménages ainsi que des jeunes qui travaillent dans les sites miniers artisanaux du Lualaba, a laissé entendre Alice Mirimo, coordinatrice dudit projet.
Le PABEA-COBALT envisage également de s’occuper des chaînes d’autres minerais comme l’or, le coltan, la cassitérite, le diamant, le cuivre, le lithium et autres.



















































