La République démocratique du Congo est en passe de franchir un cap majeur dans le classement des économies africaines.
Selon un rapport relayé par Bloomberg, le pays de Félix Tshisekedi devrait devenir la cinquième plus grande économie d’Afrique subsaharienne en 2026, en dépassant l’Éthiopie. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de demande mondiale croissante en matières premières, notamment dans les secteurs liés aux technologies énergétiques.
D’après les projections du Fonds monétaire international (FMI), l’économie congolaise atteindrait 123 milliards de dollars en 2026 soit un niveau légèrement supérieur aux 122 milliards de dollars estimés pour l’Éthiopie. Avec ces montants, la RDC se placera derrière l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola et le Kenya, consolidant sa position parmi les principales puissances économiques de la région.
Cette dynamique repose en grande partie sur le secteur minier congolais, présenté comme un pilier de la transition énergétique mondiale.
Premier producteur mondial de cobalt et grand fournisseur de cuivre, deux ressources stratégiques pour les chaînes d’approvisionnement liées aux batteries et aux énergies propres, le pays cherche désormais à valoriser davantage ses ressources, en attirant des partenariats et des investissements internationaux, portés à la fois par des acteurs occidentaux et asiatiques.
Le média britannique évoque notamment des initiatives soutenues par les États-Unis ainsi que des projets de lithium de grande envergure menés par des entreprises internationales.
En outre, Bloomberg cite également la première émission d’Eurobonds de la RDC, d’un montant de 1,25 milliard de dollars parmi les indicateurs de cette évolution. Cette démarche est un signal de crédibilité auprès des investisseurs internationaux, facilitant l’accès au financement et renforçant l’insertion du pays dans la finance mondiale.
Sur le plan monétaire, le franc congolais a fait preuve d’une relative résistance, s’appréciant de plus de 25 % face au dollar américain au cours de l’année écoulée. Cette appréciation, fruit d’une stratégie de la Banque Centrale du Congo, est parmi les plus rares dans une région où la volatilité monétaire est fréquente.
À l’inverse, l’Éthiopie est confrontée à une phase d’ajustement plus délicate. La libéralisation de sa monnaie en 2024 a entraîné une forte dépréciation tandis que des facteurs externes y compris des perturbations de l’approvisionnement énergétique, pèsent sur son économie.
En termes de croissance, le FMI prévoit que la RDC enregistrera une progression de 5,9 % en 2026 un taux légèrement inférieur à celui attendu pour l’Éthiopie.















































