Le député national Willy Mishiki a alerté sur un scandale financier de grande envergure au sein du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, mettant en péril le programme de gratuité de l’enseignement de base promu par le président Félix Tshisekedi.
Selon des déclarations du parlementaire, la ministre Raïssa Malu serait à l’origine d’un détournement colossal de 6 milliards de francs congolais soit près de 2,6 millions de dollars américains au taux de 2250 CDF le dollar américain.
« Au regard des preuves accablantes dont nous disposons, ainsi que des témoignages de syndicalistes, c’est flagrant », a-t-il affirmé au cours d’une émission diffusée par Top Congo.
Willy Mishiki a expliqué qu’une somme de 20.000 francs congolais a été prélevée sur les primes d’environ 300.000 enseignants congolais, déjà en proie à des rémunérations précaires.
« La ministre et la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE) ont ponctionné 20.000 CDF sur la prime de chaque enseignant. L’enseignant qui touche déjà un salaire de misère, 20.000 CDF c’est beaucoup pour lui. », a-t-il ajouté.
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Le député a également signalé que Raïssa Malu a récemment suspendu le directeur national de la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE), Boniface Mbaka, dans une tentative apparente de dissimuler ses actes. Cependant, Willy Mishiki insiste sur le fait que les preuves accumulées sont solides et documentées.
« Elle s’est précipitée pour suspendre le directeur national de la DINACOPE, Boniface Mbaka, mais les preuves et les données en notre possession sont accablantes. C’est documenté. Nous savons comment l’opération retour se passait autour de la ministre et de ses collaborateurs. Les preuves sont réunies », a-t-il précisé.
Face à ces accusations, l’élu de Walikale dans le Nord-Kivu, a appelé à la démission de la ministre Raïssa Malu dans un délai de 48 heures à compter de mercredi.
Qui plus est, il a averti que des poursuites judiciaires pourraient également être envisagées, compte tenu de la gravité des accusations.
« Nous attendons que la ministre présente sa démission dans les 48 prochaines heures. En plus de la démission, elle risque d’être arrêtée puisque les faits sont graves, car tous ceux qui touchent à l’enseignement touchent à nos enfants, surtout en cette période sensible. Détourner l’argent des enseignants, c’est inacceptable », a conclu Willy Mishiki.















































