Le Président Félix Tshisekedi a décidé de porter une attention particulière à la situation dans les différents postes frontaliers du pays, notamment dans les aéroports, en réponse à une vague de plaintes émanant des opérateurs économiques et des voyageurs. Ces derniers dénoncent des tracasseries illégales qui nuisent à la fluidité des échanges et à l’activité commerciale.
Lors de la traditionnelle réunion du Conseil des ministres du vendredi dernier, le Chef de l’État a rappelé que l’Ordre opérationnel aux frontières a été instauré pour mettre fin à ces pratiques « néfastes », essentielles pour l’image et l’économie du pays. Ce dispositif vise à rationaliser la présence des services publics aux points d’entrée et de sortie, tout en simplifiant les procédures de commerce extérieur.
Le Président a souligné que toute dérive compromet les efforts de réforme en cours, nuisant à la crédibilité des institutions. Il a appelé à une évaluation rigoureuse de l’Ordre opérationnel, insistant sur la nécessité de retirer sans délai les services non indispensables ou non encadrés par la loi.
Il a donné des instructions formelles aux membres du gouvernement, y compris le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, l’administrateur général de l’Agence nationale de Renseignements, au directeur général de la Direction générale des migrations ( DGM) pour procéder à un audit ciblé et documenté des services opérant aux frontières.
« Seuls les services essentiels et dûment mandatés doivent poursuivre leurs activités dans un cadre coordonné, transparent et efficace », a-t-il pesté soulignant la nécessité d’écarter sans ménagement tout agent ou structure exerçant en violation des textes ou se livrant à des pratiques attentatoires à l’éthique de l’Etat et au climat des affaires.
Le Chef de l’État a également insisté sur l’importance de respecter les impératifs de sécurité nationale, dans un contexte particulièrement sensible.
« Un rapport d’évaluation conjoint est attendu dans les quinze jours, sous la coordination du Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, afin de proposer des recommandations pour une réorganisation durable du dispositif de contrôle aux frontières », rapporte le compte de cette réunion du Conseil des ministres.
Cette initiative vise à restaurer l’autorité de l’État et à garantir un climat des affaires sain, propice au développement économique du pays.














































