La récente sortie médiatique de Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances et proche collaborateur de Félix Tshisekedi, ont provoqué une onde de choc au sein de l’opinion publique en RDC. Les révélations faites en 4K mettent en lumière des allégations de malversations financières au plus haut sommet de l’État.
En réaction, les opposants Claudel Lubaya et Seth Kikuni affirment d’emblée que ces révélations, émanant d’un ancien membre du gouvernement, soulignent les pratiques « douteuses » dans la gestion orthodoxe des fonds publics.
Depuis 2019, soulignent les initiateurs du Cadre de Concertation des Forces Politiques et Sociales de la RDC, le clan présidentiel a concentré les ressources publiques entre ses mains, consolidant ainsi un système « clientéliste préjudiciable » à la majorité de la population.
Alors que depuis son accession à la Présidence en janvier 2019, Tshisekedi a bâti sa communication sur un discours de rupture et de lutte contre la corruption, ces acteurs politiques estiment que les révélations de Nicolas Kazadi, s’apparentent à un démenti cinglant.
Dénonçant une impunité organisée et l’utilisation abusive des deniers publics, l’ancien candidat à la présidentielle et le député honoraire affirment que ces pratiques ne sont pas seulement « immorales », mais constituent également une « violation grave » des principes de la Constitution, pouvant être qualifiées de haute trahison, car ayant pour conséquence de priver intentionnellement le peuple de ses richesses.
« Ces détournements massifs révélés sous la gouvernance de Tshisekedi ont eu pour conséquence directe la paupérisation des populations, l’effondrement des services publics de base (santé, éducation, infrastructures) et l’enrichissement suspect d’un cercle restreint composé de ses ministres et autres membres de sa famille biologique et politique », ont-ils déploré.
Ils dénoncent les conséquences directes de ces détournements massifs de fonds sur la vie quotidienne des Congolais, entraînant une paupérisation des masses et un effondrement des services publics essentiels tels que la santé, l’éducation et les infrastructures.
« Pendant que la majorité de la population croupit dans une misère effroyable, il est profondément révoltant d’apprendre, de la part de l’ancien ministre des finances qu’avec l’accord du président de la République, une somme de 30 millions de dollars américains aurait été détournée des fonds publics par ses proches et lui-même. Ces fonds frauduleusement subtilisés auraient permis au Président de la république et ses proches de se les partager au titre de jeton de présence dans le cadre du contrat chinois. Un tel acte, comme bien d’autres du genre, jette un discrédit total sur Felix Tshisekedi, qui, par ces comportements, s’est rendu indigne de la fonction qu’il occupe. Il est donc légitime qu’il rende compte à la Nation », ont-ils asséné.
Face à ces révélations, le duo Lubaya-Kikuni appelle le Procureur Général près la Cour de cassation à ouvrir une enquête judiciaire urgente pour faire la lumière sur ces allégations.
Le tandem insiste également sur la nécessité de rétablir la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances dans leur rôle afin de garantir la transparence.
« La RDC mérite une gouvernance transparente et responsable, loin des pratiques de délinquance financière qui ont trop longtemps prévalu au sommet de l’État », a lancé ce duo.




















































