Depuis Lubumbashi, capitale de la province du Haut-Katanga, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi a présidé vendredi 18 avril, la traditionnelle réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, la quarantième du gouvernement Suminwa.
Sur la table du Président de la République, plusieurs questions relatives au social de travailleurs congolais. Du renforcement du pouvoir d’achat à l’augmentation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), Félix Tshisekedi s’est mis dans la peau de ses compatriotes à travers une trajectoire socialiste afin de renverser la donne.
Dans son allocution lors de cette réunion, Tshisekedi a demandé au gouvernement d’adapter le prochain taux du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) aux réalités du marché pour renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs.
Convaincu que l’emploi demeure le socle prioritaire de son mandat, le Président Tshisekedi estime qu’il constitue la clé de voûte de la paix sociale, le moteur du développement, le garant d’une justice intergénérationnelle véritable.
Dans ce contexte, il a annoncé l’ouverture du 21 au 24 avril de la session proprement dite de la 37ème session ordinaire du conseil national de travail dont les travaux préparatoires ont déjà été clos.
« Cette session doit déboucher sur des attentes concrètes, réalistes et applicables, notamment pour renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses, garantir leur dignité, encadrer de manière équitable l’emploi des étrangers et consolider notre protection sociale dans un esprit de justice et de solidarité ainsi que d’équité », a déclaré Felix Tshisekedi cité par le porte-parole du gouvernement.
« Les attentes de nos concitoyens sont immenses, et à juste titre. Nous devons y répondre avec clarté, courage et détermination », a-t-il ajouté.
Pour les travaux du Conseil du Travail, le Président Tshisekedi a insisté sur la nécessité de privilégier l’intérêt des travailleurs les plus vulnérables en ce qui concerne l’augmentation du SMIG.
« En ce qui concerne l’augmentation du SMIG, celle-ci devrait avant tout bénéficier aux travailleurs les plus vulnérables dont les revenus actuels ne permettent pas de couvrir les besoins essentiels, car ce sont eux qui subissent le plus durement les effets de la précarité », a préconisé le Chef de l’État.
La République démocratique du Congo est parmi les pays détenant un taux du SMIG faible. Depuis 2018, le SMIG était fixé à 7075 francs congolais avec d’être récemment réajusté à 14500 FC soit l’équivalent en dollars américains, en janvier 2025.



















































