Le Président de la RDC, Félix Tshisekedi nourrit le rêve d’interconnecter les provinces par le chemin de fer. Le Chef de l’Etat congolais l’a dit lors du lancement à Lubumbashi de la 9ème édition de l’Expo Béton, un forum annuel consacré aux infrastructures, à la construction, à l’urbanisme et au développement durable en RDC.
Félix Tshisekedi a insisté sur le désenclavement des provinces comme voie inéluctable pour le développement intégral de la RD Congo.
« Le développement de la République Démocratique du Congo passe par un impératif : le désenclavement. Nos provinces, riches de leurs ressources humaines et naturelles, doivent être connectées les unes aux autres pour libérer leur plein potentiel. Les corridors Sud, intégrés au réseau de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), sont au cœur de cette vision », a déclaré le Président Tshisekedi qui note l’importance d’accompagner le développement des corridors doit s’accompagner d’une vision intégrée et durable.
« Je rêve d’un réseau ferroviaire reliant le grand Katanga au grand Kasaï, au grand Bandundu, à Kinshasa, au Kongo Central jusqu’au port en eau profonde de Banana », a-t-il ajouté.
Ce forum qui réunit des acteurs publics, privés, techniques et académiques autour de projets structurants pour l’économie congolaise et régionale se tient sous le thème : « Les corridors Sud de la RDC–SADC : projets à développer et opportunités d’affaires ».
Son initiateur, le sénateur Jean Bamanisa a laissé entendre que ce thème résonne avec une pertinence toute particulière dans un contexte où « la République Démocratique du Congo suit son noble parcours grâce à ses richesses naturelles et sa population, en s’imposant tel un acteur stratégique dans la chaîne de valeur mondiale des minerais critiques, et plus largement dans l’économie africaine et mondiale ».
Le Corridor Lobito, l’autre opportunité pour la RDC
Le Corridor Lobito, infrastructure ferroviaire et portuaire stratégique reliant l’Angola, la RDC et la Zambie, est devenu le centre des discussions géopolitiques et économiques en Afrique australe. Ce projet d’envergure, d’un coût estimé à 1,6 milliard de dollars, bénéficie du soutien des États-Unis, de la Banque africaine de développement (BAD) et d’un consortium privé chargé de son exploitation.
Le Corridor Lobito vise à moderniser et à exploiter pleinement les 1 289 kilomètres de voie ferroviaire reliant le port de Lobito, sur la côte atlantique de l’Angola, à la frontière congolaise, tout en réhabilitant un port minéral dédié à l’exportation de ressources stratégiques comme le cuivre et le cobalt. Ce projet représente une opportunité sans précédent pour la RDC et la Zambie, offrant une voie d’accès alternative et plus courte aux marchés mondiaux. Le corridor dessert également des régions essentielles de l’Angola, telles que Benguela, Huambo, Bie et Moxico, où vivent 40 % de la population angolaise, et où les investissements dans l’agriculture et le commerce de détail connaissent une croissance significative.
Pour la République démocratique du Congo (RDC), les enjeux sont à la fois économiques et sécuritaires. Kinshasa vise jusqu’à 30 000 emplois et espère que le corridor va réduire les coûts logistiques pour les exportateurs.



















































