A la tête d’une importante délégation conjointe de la Maison Blanche et du Département d’État américain, Massad Boulos, conseiller principal du Président Américain Donald Trump pour l’Afrique, est arrivé mercredi 02 avril, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
Outre le conseiller principal, cette délégation américaine qui est composée des sous-secrétaires d’État adjointe, Coronah Sanders, Devin Kensington et Zach Snuder, ainsi que Dan Demirhan, directeur national de sécurité pour l’Afrique, a une double mission.
Selon les informations officielles, la première est axée sur la situation sécuritaire dans le Nord et Sud-Kivu, deux provinces situées dans l’Est de la République démocratique du Congo en proie à l’activisme des groupes armés.
Cette visite intervient dans un contexte d’occupation de larges espaces dont les villes de Goma et de Bukavu par les rebelles du M23, membre du mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC), qui, soutenus par les forces spéciales de l’armée rwandaise, exploitent illicitement les ressources naturelles dans les zones sous leur contrôle, afin de financer la guerre.
C’est dans ce contexte que la délégation prévoit également de se rendre au Rwanda, au Kenya et en Ouganda.
« Le conseiller principal Boulos et la sous-secrétaire d’État adjointe aux affaires africaines Corina Sanders se rendront en République démocratique du Congo, au Rwanda, au Kenya et en Ouganda à partir du 3 avril. Au cours de ce voyage, le conseiller principal Boulos et son équipe rencontreront des chefs d’État et des chefs d’entreprise pour faire progresser les efforts en faveur d’une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo et pour promouvoir les investissements du secteur privé américain dans la région », indique un communiqué du département d’État américain publié plus tôt.
Qui plus est, la délégation évoquera les questions liées aux investissements. A ce titre, les pourparlers sont en cours entre la RDC et les USA dans le cadre d’un deal minier proposé par le Président Félix Tshisekedi.
Alors que la République démocratique du Congo est secouée par l’insécurité dans sa partie orientale, le potentiel accord sur la table de Washington propose une coopération bilatérale axée sur les minerais stratégiques congolais en échange d’un soutien militaire américain pour faire face à ce conflit armé qui dure depuis plus de trente (30) ans. Ce deal a des similitudes avec le contrat chinois basé sur le format « minerais contre infrastructures ».
Le but de cette démarche est d’obtenir un partenariat gagnant-gagnant, qui permettra à la RDC de transformer ses minerais localement, de créer de la valeur ajoutée et de constituer une chaîne de valeurs.
« Nous voulons extraire ces minéraux, mais aussi les traiter car cela créerait beaucoup d’emplois. Nous voulons un partenariat qui garantisse une paix et stabilité durable pour nos pays, ce dont nous avons besoin », expliquait Félix Tshisekedi.
Dans cette quête, le Chef de l’État congolais annonçait récemment avoir renoué le contact avec le gouvernement américain.



















































