En République démocratique du Congo, le gouvernement s’est doté d’un document de stratégie opérationnelle qui constitue le cadre unifié et cohérent déclinant de manière structurée les actions de réforme à entreprendre en réponse aux défis de l’épuisement et de la volatilité des recettes issues du secteur extractif auxquels le pays est confronté.
Le ministre du Budget, Aimé Boji qui l’a présenté succinctement au Conseil des ministres, indique que cette Feuille de route pour le renforcement de la gestion de revenus tirés de l’exploitation des ressources minières et des hydrocarbures s’articule autour de deux parties essentielles Il s’agit:
- Le programme de réformes qui présente, sur la base du diagnostic, les actions stratégiques à mener par le gouvernement et
- Les conditions de succès en termes des préalables indispensables à l’atteinte des objectifs ultimes à savoir l’instauration d’un cadre de politique budgétaire ancré sur le solde budgétaire hors ressources naturelles.
A travers cette Feuille de route, le gouvernement s’entend à l’amélioration de la performance de la gestion des finances publiques, à la réduction des vulnérabilités liées à la dépendance aux ressources naturelles et à promouvoir une croissance inclusive, résiliente et durable.
Cette stratégie est un repère structurel du programme économique du gouvernement conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI).
L’économie de la RDC, fortement dépendante du secteur minier, en l’absence de diversification véritable, demeure exposée aux variations des cours internationaux des matières premières, la baisse des cours ayant eu notamment un impact significatif sur les finances publiques. Celles-ci ont été soumises tout au long de l’année 2023 à de fortes pressions et la situation budgétaire s’est détériorée, l’inflation s’accélérant.
Pour autant, le programme FMI approuvé en 2021 pour stabiliser le cadre macro-économique et soutenir le programme de réformes des autorités, continue de se dérouler de manière satisfaisante selon les services, la 6èmerevue de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du FMI ayant été conclue positivement en juillet 2024.
Néanmoins, Kenji Okamura, Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI) avait insisté sur la poursuite des efforts visant à accumuler des réserves tout en préservant le rôle du taux de change en tant qu’amortisseur de chocs pour renforcer la résilience externe.
Il s’agit principalement des réformes visant à améliorer la gouvernance et la transparence, notamment dans le secteur minier, à renforcer les cadres de lutte contre la corruption et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et à améliorer le climat des affaires pour soutenir le développement du secteur privé et promouvoir une croissance diversifiée, durable et inclusive.














































