« Le potentiel énergétique de la République démocratique Congo pourrait non seulement bénéficier à sa population, mais également à l’ensemble du continent, en particulier à ses pays voisins ». C’est qu’a indiqué le ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité, Teddy Lwamba Muba, dans son exposé axé sur les défis auxquels la RD Congo fait face, en marge des assemblées annuelles de la Banque mondiale.
Selon Teddy Lwamba, la RD Congo représente une réponse clé au programme « M300 » de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, qui vise à fournir de l’électricité à 300 millions de personnes d’ici 2030.
Dans ce contexte, le ministre a rappelé que le pays possède un potentiel hydroélectrique de 100 000 mégawatts, dont 44 000 sont disponibles sur le site d’Inga. Cependant, seulement 2,5 % de cette ressource est actuellement exploité suite au déficit d’ordre infrastructurel.
« La construction de ce barrage permettra de générer une énergie décarbonisée, capable d’alimenter plus de 80 millions de citoyens », a-t-il déclaré avant de souligner l’importance de lever des fonds à hauteur de 10 milliards USD pour le développement de ce projet ambitieux.
Par ailleurs, le ministre a abordé les conséquences néfastes du changement climatique. A l’en croire, 94 % des Congolais se rabattent à l’usage du charbon de bois faute d’électricité, en entraînant une déforestation alarmante, exacerbant la crise climatique.
Pour juguler cette situation, la République démocratique du Congo se positionne comme un pays fournisseur de solutions, en exploitant ses ressources en « minerai vert » pour créer une énergie durable tant pour elle que pour la région.
« Nous avons pratiquement toutes les ressources nécessaires pour produire de l’électricité : minerais, charbon, uranium, et bien d’autres. Cependant, le véritable défi reste le développement des infrastructures, surtout pour un pays de cette taille », a indiqué le ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité.
« Nous avons besoin d’une énergie décentralisée et d’une intégration du secteur privé. L’État ne peut pas déployer ses efforts partout dans un pays aussi vaste », a-t-il insisté rappelant que la libéralisation du secteur de l’électricité, survenue il y a près de dix ans, a ouvert la voie à des investissements privés, créant ainsi un environnement attractif pour les investisseurs potentiels.
« Actuellement, avec une production de 300 MW d’électricité, ceci peut générer un chiffre d’affaires de 8 milliards de dollars. Cela montre que le secteur est non seulement viable, mais aussi très rentable », a-t-il conclu.




















































