Afin de renforcer son combat axé sur la lutte contre la corruption et de décourager les mauvaises pratiques de gestion des deniers publics en RD Congo, la Coalition Congo N’est Pas à Vendre (CNPAV) va décerner le Prix KANYAKA, pour récompenser les acteurs ou les institutions qui se distinguent par leur intégrité et leur engagement dans la lutte contre ce vice de gestion.
Selon cette structure constituée d’une dizaine d’ONGs anti-corruption, le Prix KANYAKA, va d’une part encourager positivement ceux qui ont contribué activement à la lutte contre la corruption. Il va s’agir de la mise en place des mécanismes de transparence et de redevabilité ainsi que la persévérance à promouvoir les bonnes pratiques.
D’autre part, à travers cette initiative, le CNPAV entend également mettre en lumière, des cas de corruption les plus graves, qui ont eu un impact « négatif, nafaste et destructeur » sur la société.
« Depuis que nous sommes engagés dans la lutte contre la corruption, nous avons voulu penser à une initiative qui puisse récompenser les différents hommes et différentes femmes ainsi que les institutions qui montrent l’exemple en matière d’intégrité et dans le combat contre la corruption. Nous avons pensé qu’un tel prix serait un signe d’encouragement et un modèle pour le combat contre la corruption dans notre pays. Il y a tellement de dossiers de corruption qui s’enchaînent du jour au jour et qui disparaissent le lendemain, remplacés par une autre affaire sans qu’on connaisse la suite », a déclaré le porte-parole du CNPAV, Jean-Claude Mputu, lors de la conférence de presse tenue ce vendredi 18 octobre à Kinshasa.
« Alors, nous nous sommes dits qu’il serait aussi mieux de mettre en avant les cas de corruption qui ont un impact tellement négatif sur la société pour que cela reste dans la mémoire collective et puisse contribuer à pousser les gouvernants à agir », a-t-il ajouté.
L’ONG a aussi annoncé la mise en place d’un critérium. A titre d’exemple, pour le prix positif pour ce qui est des institutions et entreprises, la transparence et redevabilité, efforts de lutte contre la corruption, impact, conformité aux normes internationales, participation du public et innovation seront de mise.
S’agissant des personnes physiques (activistes, politiques ou journalistes), les critères établis sont notamment: l’exposition à la corruption, risques pris, persistance, impact, intégrité et innovation.
Par ailleurs, au sujet du prix négatif portant sur les faits de corruption, il y a les critères tels que : impact sur la société, impact financier, position et influence, intention et motivation, répétition des infractions, violation de la confiance.
« Voilà pourquoi il y a deux catégories de prix. Les allégations de corruption doivent être traitées avec le plus grand sérieux et doivent être basées sur des preuves solides. Il est également crucial de respecter les droits des individus, y compris le droit à la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable », a soutenu J-C Mputu précisant que le CNPAV ne compte pas substituer à la justice congolaise.
La date de remise de Prix est prévue le 09 décembre prochain, date qui coïncide avec la journée dédiée à la célébration de cette lutte.



















































