C’est une goutte de trop. Celle-là qui fait déborder le vase et le ministre du Portefeuille Jean-Lucien Bussa qui a récemment défendu bec et ongle le directeur général de Congo Airways, José Lueya Dubier, révoqué par le Conseil d’administration pour « fautes de gestion », en a marre.
Se basant sur les éléments « pertinents » relevés par la mission d’audit spécifique de gestion auprès de Congo Airways S.A avec Conseil d’administration, Jean-Lucien Bussa a suspendu avec effet immédiat, José Lueya Dubier et Marie Pontshi Lobo, respectivement DG et DGA de cette compagnie nationale d’aviation.
Pour étayer sa décision, le ministre souligne que cet audit démontre des « indices suffisamment graves et concordants » concernant des « violations » des résolutions du Conseil d’administration, ainsi que des accusations de « mauvaise gestion financière et de ressources humaines ».
De plus, il met en lumière le conflit persistant entre les deux dirigeants, un désaccord qui, selon le ministre du Portefeuille, paralyse la Direction générale de la société et plombe le renouvellement de la flotte de Congo Airways tel que décidé au cours de la 6ème réunion ordinaire du Conseil des ministres du 19 juillet 2024.
Dans son arrêté signé vendredi 04 octobre, le ministre Bussa met également en exergue les différentes recommandations du Conseil d’administration sur la Direction générale ainsi que les revendications répétées de la délégation syndicale de Congo Airways avec le Conseil d’administration.
En attendant la décision du gouvernement, le ministre a annoncé la mise en place imminente d’une équipe composée d’un chargé de missions et de deux adjoints pour assurer la Direction générale de Congo Airways avec le Conseil d’administration.
Dans la même perspective, la mission d’audit spécifique de gestion diligentée auprès de Congo Airways SA avec le Conseil d’administration poursuit l’exécution des tâches à réaliser.
En juillet, le désormais ex DG de Congo Airways a été révoqué de ses fonctions par le Conseil d’administration qui l’accusait de « fautes de gestion, de négligence dans le processus de relance de l’exploitation des activités de la société, d’abus de pouvoir, de non-application des décisions, recommandations et directives du Conseil d’Administration, d’incompétence dans la gestion des finances et des ressources humaines de la société, d’incapacité de présenter régulièrement des états financiers fiables de la société ».
Bubier a été réhabilité par le ministre du Portefeuille qui avait contesté conteste cette révocation expliquant que cette décision ne fait pas partie des attributions du Conseil d’administration.




















































