Lors de son passage à l’ONU, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a évoqué le point relatif au Pacte numérique mondial et la Déclaration sur les générations futures adopté par les États membres de cette organisation lors du récent Sommet de l’Avenir.
D’emblée, il a rappelé l’importance d’une collaboration active pour atteindre une vision commune d’un avenir pacifique et prospère au travers ce « Pacte pour l’Avenir ».
Dans sa Keynote, le Chef de l’Etat congolais a souligné que ces documents représentent un engagement « essentiel » pour mettre fin aux conflits, lutter contre l’extrême pauvreté et la faim, et aborder des défis tels que les déplacements de populations, l’immigration clandestine, l’insécurité alimentaire, les pandémies et les risques des nouvelles technologies.
Pour le Président Tshisekedi, le Pacte Mondial Numérique se positionne comme un pilier essentiel dans la quête d’un avenir « prospère », au cœur de la quatrième révolution industrielle, où les technologies numériques sont devenues « incontournables ».
« Cette transformation numérique représente une occasion sans précédent d’atteindre les Objectifs de Développement Durable d’ici 2030, notamment pour les pays les moins avancés. Elle vise à réduire la fracture numérique et à intégrer les populations non connectées dans des services digitaux à fort impact social », a déclaré Félix Tshisekedi.
Pour relever ce défi majeur inhérent à la révolution du numérique, le successeur de Joseph Kabila préconise des réformes globales, impliquant une réévaluation de l’architecture financière internationale et un financement adéquat.
Dans cette visée, la République Démocratique du Congo aspire à attirer des investissements pour développer la connectivité en Afrique et appelle à la coopération des partenaires multilatéraux et des opérateurs de télécommunications, avec à la clé un transfert des connaissances.
« En effet, l’accompagnement au processus de maillage du pays est une solution prometteuse pour relier le Sud et le Nord de l’Afrique ainsi que relier l’Océan Indien à l’Océan Atlantique », a-t-il laissé entendre tout en mettant en relief la nécessité de former de partenariats viables autour du projet hydroélectrique Grand Inga, qui vise à répondre à la demande énergétique croissante du continent Africain, qui selon lui, est exacerbée par la prolifération des objets connectés.
En outre, Félix Tshisekedi a plaidé pour le renforcement de la traçabilité des minerais stratégiques, indispensables aux équipements technologiques, afin d’assurer une exploitation responsable et durable des ressources.
Par ailleurs, le Président de la RDC a exhorté ses pairs d’investir dans l’éducation, notamment dans les domaines des Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques et créer des environnements propices à l’innovation.
« Il est essentiel de remédier à la déconnexion entre une population jeune en forte croissance et le marché de l’emploi, en fournissant les compétences nécessaires à leur intégration », a-t-il conclu.




















































