Comme annoncé lors de la réunion Conseil des ministres du 30 août dernier, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde et son collègue du Budget, Aimé Boji, ont amorcé lundi 9 septembre, des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour deux nouveaux programmes de financement.
Il s’agit de la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité élargie de résilience et durabilité (RST), cette dernière visant à soutenir la lutte contre les effets du changement climatique.
Pour ces nouveaux programmes, le gouvernement congolais a demandé à cette institution financière internationale du système de Bretton Woods à ce que les réformes et les fonds mobilisés aient un impact direct sur la population, conformément à la vision du Président Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa.
Dans cette perspective, indique Félicien Mulenda, coordonnateur du Comité technique de suivi et évaluation des réformes (CTR), l’argentier de la République démocratique du Congo a mis en lumière la nécessité pour que les prochaines allocations de la FEC soient dirigées vers des projets d’investissement profitant aux citoyens congolais.
« Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a demandé que les prochaines allocations dans le cadre de la Facilité élargie de crédit soient orientées vers des projets d’investissement touchant directement les populations. Il a chargé la mission de transmettre ce message à Washington auprès des autorités du FMI », a laissé entendre le coordonnateur du Comité technique de suivi et évaluation des réformes (CTR).
En parallèle, les discussions visent à renforcer la stabilité de la monnaie nationale, le Franc congolais, qui, selon les autorités congolaises, s’est déjà améliorée grâce aux politiques du gouvernement actuel.
De plus, en prélude à ces programmes, Kinshasa a également sollicité une plus grande flexibilité du FMI en matière de gestion des réserves de change et d’endettement pour répondre aux défis d’infrastructures ainsi qu’une facilité rapide de lutte contre le Mpox qui sévit actuellement dans le pays.
« Les réserves de change ont sensiblement augmenté, atteignant plus de 6 milliards de dollars américains en termes de recettes et de réserves. Les autorités ont demandé plus de flexibilité au FMI pour qu’en cas de choc, ces réserves puissent également contribuer à stabiliser le Franc congolais face au dollar américain », a ajouté Félicien Mulenda précisant que depuis l’avènement du gouvernement Suminwa, les marché des changes montrent des signes robustesse grâce aux stratégies mises en place par le ministre des Finances.
« Le pays fait face à de nombreux défis. Les besoins en financement, particulièrement pour les infrastructures, sont énormes. Les seuls apports dans le cadre de la Facilité élargie de crédit ne suffiront pas. Le message adressé au FMI est de demander une plus grande flexibilité en matière d’endettement, en tenant compte de la capacité d’endettement du pays, qui reste encore élevée », a-t-il conclu.
Le gouvernement pourrait mobiliser jusqu’à 2,5 milliards de dollars américains, à raison de 1,5 milliard de dollars américains sur trois ans au titre de la FEC et 1 milliard de dollars américains pour la RST.














































