Alors qu’au sein de la Police Nationale Congolaise (PNC), le salaire de base d’un policier est estimé à moins de 100 dollars américains par mois, le lait et le miel coulent du côté de l’Autorité de Régulation de Poste et de Télécommunication en RDC (ARPTC) où les dirigeants se la coulent douce.
En effet, dans un communiqué intitulé « ARPTC: De l’escroquerie de le registre d’Appareils Mobiles (RAM? au pillage des ressources publiques par les 7 membres de l’équipe dirigeante », l’Observatoire de la Dépense Publique ( ODEP) révèle des butins financiers évalués à des sommes faramineuses partagées en toute quiétude au sein de cet établissement public.
« Pendant que l’opinion publique est en émois et jase au sujet de gros salaires octroyés aux Députés nationaux et Sénateurs, les dirigeants des entreprises publiques se remplissent les poches en silence et en toute quiétude », alerte d’emblée l’ODEP.
Poursuivant son contrôle citoyen des finances publiques de la RDC, cette ONG démontre noir sur blanc comment les 7 membres du collège dirigeant l’ARPTC « pillent » les richesses de cette entreprise publique.
Selon l’ODEP, pour une seule année, tous les avantages compris, sont chiffrés à 2,3 millions de dollars américains soit une moyenne de 340.000 dollars par mois et par dirigeant. Le Président Christian Katende toucherait jusqu’à 439.471 USD par mois et le niveau le plus bas est de 319.321 USD.
« Comparés aux députés, ces messieurs et dames touchent 10 fois plus. Ce n’est pas pour justifier cela. De 2021 à 2023, ils ont touché 18,6 millions de dollars américains », indique l’Observatoire de la Dépense Publique.
D’après la même source, ces derniers ont touché en janvier 2024, une pactole de 3 millions de dollars américains soit l’équivalent d’environ de 429.000 dollars par personne.
Pour cette organisation qui dénonce une « folie », cette situation en temps normal, dénote d’une gouvernance scandaleuse d’une entreprise et est constitutif d’un crime de haute trahison pouvant être jugé devant le tribunal de guerre alors que le pays traverse une crise sécuritaire et humanitaire aiguë.
D’après son président du Conseil d’administration qui appuie ses allégations sur la situation bancaire des transferts, le budget de 19 millions USD consommé en 3 ans par ces « 7 criminels de guerre » est celui donné en 4 ans pour aider 7.000.000 des réfugiés intérieurs.
« En début juillet, l’ODEP avait dénoncé une crise humanitaire laissée pour compte dont le coût annuel est de 3 milliards de dollars.
A ce jour, nous comptons 7 millions de déplacés. Avec 150 Fc chacun par année d’aide publique », a déclaré Florimond Mutemba Tshitenge, PCA de l’ODEP.
En guise de recommandations, l’ODEP invite le Président de la République à suspendre l’équipe dirigeante de l’ARPTC et demander à l’Inspection Générale des Finances ( IGF) d’auditer cette entreprise.
De plus, le ministre de la Justice, Constant Mutamba est appelé à s’approprier de ce dossier en prenant des mesures conservatoires tandis que la société civile et la population ont été encouragées à la vigilance comme c’est fut le cas avec la taxe RAM.





















































