Les différentes mesures adoptées par le gouvernement congolais sur recommandation de la Banque Centrale du Congo n’ont visiblement pas été suffisantes pour stopper l’hémorragie de la dépréciation de la monnaie nationale, le Franc congolais, vis-à-vis des devises étrangères en l’occurrence, le dollar américain.
Au 26 janvier 2024, indique une note de conjoncture économique de la Banque Centrale du Congo, la monnaie nationale a enregistré une dépréciation hebdomadaire de 1,34 % à l’indicatif, situant le taux à 2.727,48 Francs congolais le dollar américain. Au parallèle, le taux de change parallèle s’est établi à 2.703,44 Francs congolais, soit une légère dépréciation de 0,50 %.
Dans les grandes villes des provinces, le taux de change moyen s’est situé à 2.710,61 Franc congolais, soit un taux de dépréciation hebdomadaire de 0,24 %.
En ce qui concerne, l’exécution du budget en devises, la BCC souligne que celle-ci s’est soldée par un excédent mensuel de 50,6 millions de dollars américains, découlant des recettes de 103,9 millions et des dépenses de 53,8 millions.
Les réserves internationales se sont établies à 5.021,54 millions de dollars américains au 25 janvier 2024, correspondant à 2,71 mois d’importations des biens et services.
Fin 2022, la BCC avait proposé au gouvernement une batterie de mesures susceptibles de redonner au Franc congolais sa valeur d’antan. Il s’agissait notamment du paiement de tous les droits dus à l’Etat en Franc congolais; le respect strict des taux indicatifs des banques commerciales par les opérateurs économiques en particulier les pétroliers, les grandes surfaces et les opérateurs de télécommunication ; le respect des taux indicatifs par les organismes publics à l’instar de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS), le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), les Régies Financières et tous ceux qui sont dans les opérations de change ; le contrôle économique efficace pour s’assurer du respect des taux indicatifs par tous les opérateurs économiques dans le dénouement de toutes les transactions ; la lutte contre la fraude et l’application des mesures de restrictions sur l’importation des produits similaires dans la partie ouest du pays ; le renforcement par la BCC, en collaboration avec la Chambre des Mines, du suivi et du contrôle de rapatriement des devises et l’application de toutes les mesures draconiennes qui s’imposent ; le renforcement de la collaboration entre la BCC et la Cellule Nationale des Renseignements Financiers (CENAREF) pour lutter contre la fuite et le blanchiment des capitaux.
La Banque Centrale du Congo s’était également engagée à procéder à une analyse des écarts entre les taux vendeurs et les taux acheteurs sur le marché interbancaire afin de prendre les mesures correctives éventuelles pour éviter la spéculation sur ce marché.
En sus, BCC avait également recommandé la poursuite de contrôle des facteurs de la liquidité bancaire; l’exécution des réformes structurelles retenues dans le cadre du programme avec le FMI; le contrôle et suivi permanent des facteurs de la liquidité bancaire.




















































