Le gouvernement de la RD Congo peaufine des stratégies pour protéger les emplois en faveur des nationaux alors que la main-d’œuvre étrangère s’impose sur le marché.
D’entrée de jeu, le ministre de l’Emploi et Travail, Ephraim Akwakwa Nametu a précisé que la création d’emplois passe par entre autres la protection des emplois existants et la capitalisation des opportunités offertes par les employeurs au profit des nationaux.
Vendredi, lors d’une réunion gouvernementale, le ministre de l’Emploi a fait le point sur le moratoire de 60 jours accordé aux employeurs régis par le Code du Travail afin qu’ils puissent prendre des mesures au sein de leurs entreprises et établissements respectifs pour régulariser leurs situations.
Cette injonction du ministre du Travail part du constat selon lequel, en RDC, les opportunités d’emplois font l’objet d’une forte concurrence de la main d’œuvre étrangère à tel point que beaucoup de ces opportunités qui peuvent bénéficier aux congolais sont occupées par les étrangers. Ces mesures devraient contribuer à la protection des emplois au profit des nationaux contre la concurrence de la main-d’œuvre étrangère.
« Or, l’Ordonnance n°74/098 du 06 juin 1974 telle que révisée par l’Ordonnance 77-383 du 29 décembre 1977 en ses articles 5 et 6 protège la main d’œuvre nationale contre la concurrence étrangère et que l’Arrêté n°121/CAB.MlN/TPS/112/2005 du 26 octobre 2005 fixe le pourcentage autorisé au sein des Entreprises exerçant leurs activités en République Démocratique du Congo », rappelle Ephraim Akwakwa.
Au terme de cette échéance, un contrôle sera diligenté sur toute l’étendue de la République pour s’assurer de la stricte observance de cette réglementation et les sanctions proportionnelles seront infligées aux employeurs non en règle conformément à la législation en la matière.














































