Le gouvernement de la République démocratique du Congo s’est félicité de l’approbation mercredi 3 juillet, par le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International (FMI) de la sixième et dernière revue du Programme économique conclu en juin 2021 et soutenu par la Facilité Élargie de Crédit de cette institution de Bretton Woods.
Cette validation est assortie d’un décaissement immédiat de 152,2 millions de DTS (environ 224,7 millions de dollars) pour soutenir les besoins de balance des paiements, portant le total des décaissements à ce jour à 1 066 millions de DTS (environ 1 573,8 millions de dollars).
Pour le gouvernement, l’achèvement de ce programme, qui constitue une première dans la relation entre la RDC et cette institution financière dont il est membre depuis 1963, constitue une preuve de la reconnaissance par la communauté financière internationale du changement de paradigme opéré, en dépit de la situation de guerre dans l’Est du pays.
Dans un communiqué consécutif à cette nouvelle, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde a félicité les acteurs du gouvernement précédent et ceux de la Banque Centrale du Congo, qui ont managé de manière efficace ce programme jusqu’à la dernière revue.
A cette même occasion, le gouvernement de Tuluka, qui a signé la dernière Lettre d’Intention conclusive du programme, promet de ne ménager aucun effort pour mettre en œuvre les engagements pris.
L’exécutif national a également annoncé, de nouvelles négociations dans les prochains jours, à la fois pour un nouveau programme triennal appuyé par la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et un Programme au titre du Fonds de Résilience et Durabilité.
La facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) offre un financement abordable et à long terme permettant à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements, notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies.
Ce programme a pour finalités d’offrir un financement à long terme visant à renforcer la résilience et la durabilité économiques en soutenant les réformes qui réduisent les risques liés au changement climatique et aux pandémies ayant des incidences majeures sur le plan macroéconomique et en augmentant la marge de manœuvre de l’action publique et les réserves financières pour atténuer les risques découlant de ces difficultés structurelles à plus long terme.
« Notre gouvernement demeurera engagé sur la voie des réformes structurelles profondes en vue d’impulser une dynamique de croissance économique durable et pro-pauvre », a affirmé le ministre congolais des Finances.
En dépit de l’environnement macroéconomique difficile avec l’aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays, le FMI a félicité les autorités congolaises qui ont maintenu une politique macroéconomique prudente en progressant dans la mobilisation des recettes domestiques qui demeurent sensibles aux fluctuations des cours internationaux des matières premières.
Par ailleurs, l’institution du système de Bretton Woods a rappelé que la RDC demeure à risque modéré de surendettement extérieur et global. Cependant, les réformes de la gestion des finances publiques ont progressé plus lentement que prévu et des efforts supplémentaires sont nécessaires pour rationaliser l’affectation des recettes aux comptes spéciaux dans le budget et pour renforcer le respect de la chaîne des dépenses et la gestion de trésorerie.



















































