Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé mercredi 03 juillet, la sixième et dernière revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) pour la République Démocratique du Congo.
Cette dernière revue a permis un décaissement immédiat de 152,2 millions de DTS (environ 224,7 millions de dollars) pour soutenir les besoins de balance des paiements, portant le total des décaissements à ce jour à 1 066 millions de DTS (environ 1 573,8 millions de dollars).
En dépit de l’environnement macroéconomique difficile avec l’aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays, le FMI congratule les autorités congolaises qui ont maintenu une politique macroéconomique prudente en progressant dans la mobilisation des recettes domestiques qui demeurent sensibles aux fluctuations des cours internationaux des matières premières.
Pour cette institution de Bretton Wood, le maintien du non-recours au financement monétaire, un des ancrages-clés du programme, représente une réalisation significative du programme.
Par ailleurs, note la même source, la RDC demeure à risque modéré de surendettement extérieur et global. Cependant, les réformes de la gestion des finances publiques ont progressé plus lentement que prévu et des efforts supplémentaires sont nécessaires pour rationaliser l’affectation des recettes aux comptes spéciaux dans le budget et pour renforcer le respect de la chaîne des dépenses et la gestion de trésorerie.
« L’accumulation des réserves de change a largement dépassé les prévisions, cependant, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer les cadres de politique monétaire et de taux de change », peut-on lire dans le communiqué de presse du FMI.
En outre, le FMI renseigne que la croissance réelle du PIB est estimée à 8,4 % pour 2023, soutenue par la forte croissance du secteur minier. Nonobstant, l’inflation est restée élevée, atteignant 23,8 % à la fin de 2023, avant de diminuer progressivement à 21,2 % fin mai 2024.
Cette institution financière internationale soutient également qu’avec des dépenses plus élevées pour les élections et la sécurité, le déficit budgétaire intérieur de 2023 a dépassé les prévisions et a atteint 1,3 % du PIB, malgré de bonnes performances des recettes au dernier trimestre 2023.
« Les réserves internationales ont continué de se renforcer, atteignant près de 5,5 milliards de dollars, soit environ deux mois d’importations à la fin de 2023 », a-t-on lu.
Toutefois, pour la sixième et dernière revue de l’accord FEC, tous les critères de performance quantitatifs ont été respectés, à l’exception du critère de performance sur le solde budgétaire intérieur, qui n’a pas été atteint en raison de dépenses exceptionnelles plus élevées que prévu, principalement pour la sécurité et les élections générales de 2023.
« Des mesures correctives sont mises en œuvre pour remédier à ce critère de performance manqué. L’agenda des réformes structurelles progresse, bien qu’à un rythme plus lent que prévu ».
À la conclusion des discussions du Conseil d’administration, Okamura, Directeur général adjoint et Président a souligné que la croissance en RDC est restée résiliente, principalement en raison des bons résultats du secteur minier.
Il a également salué les mesures prises par la banque centrale (BCC) pour resserrer l’orientation de la politique monétaire et atténuer les pressions sur le marché des changes qui ont contribué à un « léger relâchement » des tensions inflationnistes.
Les autorités congolaises ont été appelées à faire avancer les réformes visant à améliorer la gouvernance et la transparence, y compris dans le secteur minier, à renforcer les dispositifs de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et à améliorer le climat des affaires, pour soutenir le développement du secteur privé et promouvoir une croissance diversifiée, durable et inclusive.



















































