Le Président de la République, Félix Tshisekedi a abordé lors de la deuxième réunion du Conseil des ministres, le point relatif au contrat de mandat et de performance dans les entreprises publiques. Ce rappel fait suite à la préoccupation qu’il a exprimée lors de la réunion du Conseil des ministres du vendredi 28 avril 2023.
En effet, Félix Tshisekedi avait exprimé sa préoccupation sur la redynamisation du modèle d’évaluation de la performance des entreprises du Portefeuille de l’Etat qui, chaque année, signe des contrats de performance avec les mandataires de l’Etat au sein de ces entités.
En exécution de son instruction, Adèle Kayinda Mahina, ex ministre du Portefeuille avait évalué les entreprises lors de l’exercice 2023, en s’appuyant sur les critères fondés sur le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée et le résultat net.
« Cette méthode d’évaluation a montré ses limites, parce que ne s’appuyant sur aucun plan de redressement ou encore plan stratégique », constate Félix Tshisekedi.
Eu égard à l’efficacité des dispositifs à mettre en place pour assurer le suivi et l’évaluation des activités de nos entreprises, il a relevé la nécessité de la tenue des états généraux des entreprises du Portefeuille de l’Etat, en vue de poser le diagnostic de chacune d’elles et d’y proposer les plans de redressement avec les objectifs à court, moyen et long termes qui permettront de faire signer à chaque mandataire, un contrat de performance adapté aux difficultés financières, techniques et opérationnelles de chaque entreprise.
« Considérant que les entreprises du Portefeuille y compris les Établissements et Services publics devraient être la colonne vertébrale de l’activité économique et industrielle de notre pays, le Ministre du Portefeuille a été chargé, ainsi que les Ministères sectoriels concernés, de se pencher sur la question et de proposer dans un délai de 30 jours des solutions idoines », relève le compte de cette réunion ministérielle.
La PM appelée à clarifier les rôles et les attributions des mandataires
Dans cette même perspective, Félix Tshisekedi a appelé la Première ministre Judith Suminwa à endiguer les divergences constatées entre mandataires, Présidents du Conseil d’administration (PCA) et Directeurs généraux (DG) ou encore Directeurs généraux et Directeurs généraux adjoints (DGA) tendant à paralyser le fonctionnement des entreprises et établissements publics et rendant inefficace leur action et impactant sur leurs résultats.
L’action de la cheffe du gouvernement devrait passer notamment par la clarification des rôles et des attributions des différents mandataires des entreprises publiques ainsi qu’à l’organisation d’un séminaire de réflexion afin de permettre à chacun de s’imprégner de son rôle effectif et ce, au regard des textes légaux et réglementaires en vigueur.
Le portefeuille de l’Etat congolais est constitué des entreprises telles que GECAMINES, SODIMICO, SOKIMO, SCMK-Mn, SAKIMA, COMINIERE, MIBA, S.N.E.L SA, REGIDESO, COBIL, SONAS, CADECO SA, SCTP, LMC SA, RVA, CVM, SNCC, CONGO AIRWAYS, SCPT.




















































