« L’économie nationale est marquée par une stabilité sur le marché des changes durant la semaine sous examen, impliquant une légère décélération du rythme de formation des prix intérieurs », c’est ce qui ressort d’un rapport d’évaluation élaboré par la gouverneure de la Banque centrale du Congo, Malangu Kabedi.
Dans ce rapport, la patronne de la BCC fait part de la mission au titre de la 6ème et dernière revue du programme triennal appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du Fonds Monétaire International (FMI).
A l’issue d’une réunion entre les deux parties, les autorités congolaises et le FMI sont parvenus à un accord au niveau des services sur les politiques économiques et financières nécessaires à la conclusion de ladite revue.
Cet accord devrait recevoir une approbation du Conseil d’Administration du FMI lors de la réunion prévue au début du mois de juillet prochain et conduire à un décaissement de près de 152,3 millions de DTS au titre d’appui à la balance des paiements.
Dans un registre similaire, les services du FMI ont également achevé la mission de consultation au titre de l’article IV. Il a été noté des résultats globalement positifs dans un contexte marqué par l’escalade du conflit dans l’Est du pays.
Malangu Kabedi a souligné que l’économie congolaise devrait demeurer sur le sentier d’une « croissance forte » alors que l’inflation est projetée à la baisse cette année par rapport à l’année 2023.
« Prenant en compte les facteurs de risques internes tels que les conséquences de l’inflation importée sur l’économie nationale et la persistance de la guerre dans la partie Est du pays, la gouverneure de la BCC a recommandé le respect des engagements pris dans le cadre du Pacte de stabilité, lequel impose des restrictions strictes sur le financement monétaire des déficits budgétaires de l’Etat, le maintien d’une surveillance étroite des indicateurs de liquidité bancaire et l’émission des titres de la dette publique uniquement en monnaie nationale », mentionne ce rapport exploité par Eco24.
En outre, la gouverneure de la première institution financière de la RDC a insisté sur la mise en œuvre « accrue » des politiques sectorielles visant à encourager la diversification de la production locale, la réduction de la dépendance aux matières premières et la dynamisation de l’activité économique.
Le modèle économique de la République démocratique du Congo est resté extraverti, comme du temps de la colonisation. Les ressources minières sont extraites et exportées à l’état brut sur le marché international.




















































