Dans une interview récente accordée au magazine Jeune Afrique, Adolphe Muzito, vice-premier ministre du Budget et ancien Premier ministre, a brièvement exprimé son point de vue concernant les revendications des députés nationaux et des sénateurs relative à l’augmentation de leurs émoluments.
Cette polémique, qui a surgi lors de la rentrée parlementaire de septembre, a coûté son poste de président de l’Assemblée nationale à Vital Kamerhe, contraint à démissionner à la suite de la pression des députés pétitionnaires.
L’ancien Premier ministre sous Kabila a souligné que « les députés n’utilisent même pas la moitié de leurs revenus pour leur propre train de vie ».
Selon lui, une grande partie de leurs salaires est consacrée à soutenir les citoyens de leurs circonscriptions.
« Il faut voir le nombre de gens qu’il faut prendre en charge quand vous êtes élus », a-t-il ajouté avant de relever la pression exercée sur les parlementaires pour répondre aux besoins sociaux de leurs communautés.
Le Vice-premier ministre du Budget a également abordé la question de la solidarité africaine précisant que les députés se sentent souvent obligés de financer des projets d’infrastructure, comme la construction de routes ou de ponts, en raison des lacunes de l’État.
« C’est parce qu’ils sont jugés sur leur capacité à faire quelque chose pour leur communauté que, de temps en temps, ils demandent à être mieux payés. On est un peu dans ce cercle vicieux, parce que l’État en RDC est encore jeune et faible », a-t-il expliqué.
Parallèlement, Muzito a critiqué l’idée que la réduction du train de vie de l’État, notamment par la diminution du nombre de ministres, pourrait apporter des économies significatives. « Le problème, c’est d’améliorer les recettes de l’État », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité d’une approche plus globale pour renforcer les finances publiques.
Dès sa prise de fonctions, le Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, avait promis d’accroître le budget de l’État. À ce jour, force est de constater que le coordonnateur de la politique budgétaire a atteint son objectif, grâce aux réformes structurelles et mesures courageuses mises en œuvre sous son impulsion.
Dès sa prise de fonctions, le Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, avait promis de doubler le budget de l’État grâce aux réformes structurelles et mesures courageuses mises en œuvre sous son impulsion.
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement a déposé à l’autorité budgétaire, le projet de budget pour l’exercice 2026.
Chiffré à 59.000 milliards francs congolais soit environ 20,3 milliards de dollars américains, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026 équilibré en recettes et en dépenses, dégage un taux d’accroissement de 16% par rapport au budget de l’exercice 2025.
Pour l’exercice 2026, ce projet de budget prévoit 2,3 milliards de dollars américains pour les frais de fonctionnement des ministères et des institutions de la République contre 2,1 milliards de l’enveloppe salariale.
Éric Mukonkole














































